| Benoît's profileLiberlogosPhotosBlogLists | Help |
|
November 28 Castro a un message pour les États-Unis... à 12 ansEn 1940, le grand Président américain Franklin Delano Roosevelt reçoit la lettre d'un jeune garçon étranger. Cette lettre* naïve et innocente, d'un anglais approximatif,** est écrite sur du papier avec l'entête du Colegio de Dolores, une école jésuite de Santiago de Cuba où étudie le petit de 12 ans. Ce dernier se nomme Fidel Castro.
Paraît-il, selon le livre de Robert E. Quirk,***** qu'une réponse fut expédiée et elle fut "placée au mur pour que les étudiants puissent la voir". ...mais le Président s'y déclara désolé de ne pouvoir envoyer de l'argent. Serait-ce ce qui a motivé le jeune Fidel à oeuvrer pour que "son ami le Président" ne puisse plus jamais accéder aux "plus grosses mines de fer du territoire"?
Références:
*Fidel Castro's Letter to President Franklin Roosevelt à About.com (en anglais; vous pouvez y voir l'original)
*****Quirk, Robert E., Fidel Castro, 1995, p. 14.
Notes:
**J'ai personnellement traduit le plus fidèlement possible le texte, y compris l'esprit des erreurs de langue. Pour traduire le "you", j'ai choisit le "vous", mais "tu" aurait pu être également l'esprit du jeune garçon, selon le ton de la lettre. Les mots espagnols entre parenthèses sont tels qu'écrits.
***J'ai laissé le "Good by" de la fin de la lettre, tel qu'écrit en anglais, avec la faute d'orthographe à "bye".
****L'original se lit: "
Ressources sur Wikipédia:
*Human rights in Cuba (en anglais)
November 26 La motion: une bonne nouvelle potentielle pour la démocratieLes Nations unies disent que: "Tous les peuples ont le droit de déterminer leur statut politique, en toute liberté et sans ingérence extérieure".* En 1995, certaines lois furent contournées de l'extérieur du Québec et certaines furent violées. Un nombre grandissant de gens bien intentionnés, incluant des souverainistes modérés et des fédéralistes, croient maintenant que le référendum fut volé, comme l'exposent le livre "Le Référendum volé", celui sur Option Canada et les nombreux ouvrages sur le Scandale des commandites. Cela apparaît comme une conduite similaire à celle de pays dominants sur des "états satellites" exemplifiée en 2004 en Ukraine.
Avec la motion reconnaissant les "Québécois" comme une "nation", "l'ingérence extérieure" a le potentiel de devenir bien davantage indéfendable au niveau international et l'argument voulant que "les lois provinciales ne s'appliquent pas au fédéral" devrait donc devenir innaplicable. Cela devrait être de bonnes nouvelles pour tous les gens croyant à la liberté et la démocratie, incluant au Canada. Avant les préférences politiques personnelles vient la Démocratie.
Référence:
*La Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les États conformément à la Charte des Nations Unies, Rés. AG 2625 (XXV), 24 octobre 1970 (Déclaration touchant les relations amicales), précise: "En vertu du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux‑mêmes, principe consacré dans la Charte des Nations Unies, tous les peuples ont le droit de déterminer leur statut politique, en toute liberté et sans ingérence extérieure, et de poursuivre leur développement économique, social et culturel, et tout État a le devoir de respecter ce droit conformément aux dispositions de la Charte."
Ressource générale:
*La nation, pour quoi faire? dans Le Devoir
November 21 Dieudonné: SoupirLe maintenant célèbre humoriste provocateur Dieudonné M'bala M'bala a commis son nouvel éclat. Il s'est rendu à la "Fête des Bleu-blanc-rouge" du parti français du Front national (FN), donna au chef Jean-Marie Le Pen ce qu'il a appellé une "franche poignée de main"* et échanga avec lui quelques paroles. Mais, il se défend! "[Il faut] cesser de dire que cet homme-là est le diable. Il y a une rumeur qui ne correspond pas à la vérité", dit l'homme. Il a "entendu (sic) sa main tendue aux Français d'origine étrangère et plus particulièrement aux Français d'origine africaine", que dit l'homme. Soupir...
La réaction de Le Pen est pourtant évocatrice. Malgré ce rapprochement innatendu d'un célèbre français de peau noire, fils d'immigrant, malgré la "main tendue" (sans doute aussi "franche"), il se montre plutôt tiède à l'affaire; il conclua qu'il représenterait un vote de plus, qu'il ne refuserait pas... Dieudonné, pour sa part, compart la "diabolisation" de sa propre personne à la "diabolisation", plus "extrême" encore, de Le Pen qui, selon l'humoriste, se fait "taper dessus" depuis 30 ans. "Sa résistance et sa longévité sont spectaculaires. Je pense qu'il aura un rôle important à jouer."* Cela devrait faire réfléchir les gens ayant déjà éprouvé de la sympathie pour lui, dont certains militants anti-racisme, et les gens en général. Il serait peut-être temps de réévaluer la contribution de Dieudonné au débat public.
J'offrirai un court survol des parties en cause aux gens moins familiers (au Québec, entre autres, où il n'y a aucun truc comparable de près ou de loin au FN). Dieudonné est cet humoriste qui s'est fait connaître pour un combat auto-proclamé contre le racisme et ce qu'il appelle les "communautarismes", tout en prenant pour cible particulièrement les Juifs d'une manière que les critiques, nombreuses, qualifient elles-même de raciste, voir d'antisémite. Il a passé au Festival Juste pour rire de Montréal, au Québec (pour les gens hors-Québec, cette fois, c'est le plus grand festival d'humour au monde, combinant les numéros francophones, anglophones, et sans texte). Il a aussi ses défenseurs (on invoque la liberté d'expression, disant qu'il lutte contre tous les racismes). Le Front national est un parti français. Un grand nombre de gens le considèrent xénophobe et d'extrême-droite. Le Pen a dit des choses comme par exemple que les chambres à gaz nazies étaient un "détail de l'histoire".
Le parti Front national prône, entre plusieurs choses, le retour de la peine de mort, un maintien de l'ordre sévère, l'abrogation du PACS (le "Pacte civil de solidarité", l'union libre permettant les unions au sein de couples gais), l'abrogation de lois anti-racistes et anti-négationnistes, une "préférence nationale" à l’emploi, l’aide sociale ou le logement (lire: préférence aux Français de souche) et des mesures draconiennes en matière d'immigration. Il prône le refus de la nationalité française pour les enfants de délinquants étrangers (leurs enfants!) et l'expulsion des étrangers clandestins et ceux condamnés pas seulement pour crime mais aussi pour simple délit. Je me souviens bien d'avoir lors de mon voyage en France vu cette affiche du FN à Paris disant "Si tu niques ("fourres" ou "baises", pour les Québécois) la France, [dehors]". Et ça, c'est sans mentionner leurs politiques ultra-libérales – l'idée supprimer progressivement l’impôt sur le revenu en n'est qu'une parmi tant d'autres – et conservatrices (voir "retourenarrièristes", pardonnez le néologisme). Avec des gens comme ça, et avec le passé qu'on sait, on comprend certains Français et Européens qui, éconduits, comprennent mal le nationalisme québécois civique, de gauche et tolérant (et de minoritaires non-souverains, non le contraire).
Ah oui, il est vrai qu'il faut aller au-delà des idées préconçues. ...malgré qu'après l'énumération précédente, je ne sais pas si ce terme peut encore s'appliquer. Si l'on croit que l'ignorance nuit au FN, je soumettrai l'hypothèse que l'ignorance l'aide, alors que bien des gens simplement déçus des autres politiciens s'y jettent. Remettre les idées préconçues, alors, est-ce tout ce que l'humoriste tente de faire? La provocation peut être utile. Et elle peut rendre accroc. Et elle peut cesser d'être utile. Et commencer à être dangereuse. Jamel Debbouze, acteur français d'origine marocaine, dit de lui: "J'ai soutenu Dieudonné dans son combat pour la liberté d'expression, contre les extrémistes et pour les Noirs. [...] J'ai compris, depuis, qu'on ne pouvait pas rire de tout avec tout le monde. Il s'est enfermé dans un personnage qu'il n'arrive plus à quitter."**
Nous sommes à quelques mois d'une élection présidentielle où l'on craint une répétition de la situation de 2002, où Le Pen s'est rendu au deuxième tour. Cela pourrait également tuer les chances du Parti socialiste, dont les idées pourraient aider certains buts de Dieudonné davantage qu'il ne voudrait le croire. Çe sera toutefois difficile de l'en convaincre, car selon lui, "Il n’y a plus grand chose à espérer de mouvements de gauche qui ont cédé au lobby sioniste". On dit que le "score" de Le Pen risque d'être plus élevé encore cette fois (en 2002, il a eu 16,86% au premier tour, 17,79% au deuxième). Combien de gens sincères mais aveuglés, forts de l'apparente caution morale de l'humoriste, "rebelle" et "iconoclaste" et "persécuté", y repenseront maintenant à deux fois avant d'exclure le FN de leur vote de 2007? Dieudonné reconnaît lui-même que Le Pen "a toutes les chances; les sondages - il suffit de voir comment ça se passe. [...] Il a une écoute et je pense qu'il peut faire la surprise, effectivement." Dieudonné fait valoir sa liberté, on lui fera également valoir sa responsabilité.
Référence:
*Dieudonné discute de l'affaire sur YouTube **Le Figaro, février 2005Ressource:
*Dieudonné s'explique sur sa visite au FN dans Le Monde
Pourquoi la rage est à l'intérieur de quiconque d'entre nousMichael Richards, c'est le grand gars aux cheveux ébouriffés qui a fait rire des millions d'Américains et plusieurs étrangers dans le monde, dont votre humble serviteur, pendant des années dans des oeuvres comme la comédie de situation (sitcom) Seinfeld. Il y tenait le rôle (mythique) de Kramer. Le 17 novembre 2006, l'humoriste Richards fait un numéro "stand-up" dans un bar, un "comedy club" de la ville de New York, comme le veut la tradition de l'humour américain (les humoristes québécois sont plutôt abonnés aux salles de spectacle).
Et là, ça devient laid. Y'a dans la salle ce que les Américains appelleront un "heckler", quelqu'un qui perturbe une prestation publique Cette personne est "afro-américaine"; elle est noire. Richards perd son calme et sa rage jaillit. Il lui crie: "Fifty years ago, we'd have you upside-down with a fucking fork up your ass!" ("Il y a cinquante ans, on t'aurait mis à l'envers avec une putain de fourchette dans le cul!"). On ne peut se retenir de revoir, malgré notre désir!, oui malgré nous, l'image puante et ignominieuse des lynchages de l'histoire américaine. Alors, il y a d'autres paroles de cette farine et il le cloue du cri "You're a nigger! You're a nigger! You're a nigger!" à plusieurs, plusieurs reprises. "You're a nigger!" signifie "T'es un nègre", mais "nigger" est dans la société étasunienne mot-cicatrice, sinon mot-plaie, sinon mot-poignard, et est plus lourd que "nègre", qui a lui-même acquis un baggage négatif. Alors bon, y'a des gens qui ont peine à y croire, et y'en a d'autres qui quittent simplement. Y'a quelqu'un qui ne quitte pas, pas tout de suite en tout cas. Cette personne a ce truc technologique de notre époque, le téléphone à caméra. Et il filme, il filme. Et il publie, sur un autre truc de notre époque, l'internet (sur le site TMZ).
Le 20 novembre suivant, son ancien collègue et co-"funnyman" Jerry Seinfeld est invité au très regardé "talk-show" américain "The Late Show with David Letterman". Seinfeld a invité Richards a s'expliquer en ondes. Le compte-rendu qui suit dansles trois prochains paragraphes est long, alors vous pouvez bien lire en diagonale si vous le préférez. En "duplex", Richards est démoli. Démoli par lui-même. Et il s'excuse, au bord des larmes. "Je suis... Je suis vraiment défait à propos de ça ("busted up over this") et je suis très navré. Euh, à ces gens de l'audience, les noirs, les hispaniques, les blancs, tout le monde qui était là qui ont reçu le poids ("took the brunt") de cette colère, et, et, et cette haine, et cette rage, et, et comment c'est sorti, et je suis inquiet à propos de davantage de haine, et davantage de rage, et davantage de colère s'exprimant ("coming through")... euh, pas seulement envers moi, mais envers... aah... (il devient encore plus émotif) un conflit noir-blanc..."
"Il y a une grande quantité de perturbation dans ce pays, et comment les noirs éprouvent à propos de ce qui s'est passé dans l'affaire de Katrina... et, vous savez, plusieurs des humoristes, plusieurs "performers" sont à Las Vegas et à la Nouvelle-Orléans tentant de lever de l'argent pour ce qui s'est passé là. ...et, euh, que ça se soit produit, que j'ai été dans un "comedy club" et que j'ai perdu la tête et dit cette merde ("crap"), je suis profondément, profondément désolé. ...et, euh... je dois... je me rendrai au mur ("forcefield") de cette hostilité, pourquoi c'est là, pourquoi la rage est à l'intérieur de quiconque d'entre nous... pourquoi les ordures se produisent ("why the trash takes place"), que ça soit entre moi et un "couple of heckler" ou entre ce pays et une autre nation. [...] Je ne suis pas raciste, c'est ça qui est si fou à propos de tout ça... et pourtant... c'est dit, ça passe ("it comes through", tandis qu'il fait un geste de la main à partir de sa poitrine et de sa bouche), ça sort comme du feu hors de moi ("it fires out of me")... même maintenant, ce qui est ici, tandis que je me confronte à moi-même."
Il explique qu'il est retourné pour s'excuser. "Je n'ai pas parlé à tout le monde; ils ont quitté... et je ne sais pas comment contacter ces gens. Et puis, bien-sûr, ils sont allé porter plainte, comme je crois qu'il devraient le faire... le fait qu'il y ait ce genre de solidarité et qu'on confronte ce type de remarques, je crois que c'est important pour la communauté afro-américaine, de s'assurer que ce type de merde ne... ne se produise pas. Et, et, je suis navré que ce se soit produit." Jerry Seinfeld, qui s'était dit très troublé par l'affaire, dit: "Je connais Michael, plusieurs années, et je sais comment il travaille sur scène (on avait expliqué plutôt qu'il travaille d'une façon très expressive et explosive), et rien de ça justifie ce qui s'est passé, mais, vous savez, je lui ai parlé aujourd'hui, et simplement je... je, il est quelqu'un que j'aime, et je, et je, hum... je sais combien il est fracassé ("shatered") par tout ça, et hum, et il mérite une chance, c'est pourquoi je voulais qu'il vienne, il mérite une chance de présenter ses excuse, et c'est tout ce qu'il voulait."
Le Michael Richards à David Letterman est un homme consterné, sensible et repentant, qui contraste bien-sûr avec la colère irrationnelle dont il fit preuve au "comedy club". Mais, dans un cas comme dans l'autre, c'est un être profondément humain, qui a montré le laid et le beau d'un être humain. Pierre Bourgault écrivit: "Il est presque naturel de naître raciste, mais c'est un crime de le demeurer."* En effet, le racisme a quelque chose, en quelque sorte, de naturel. L'homme est animal et l'animal se méfie de la différence pour sa survie, face aux prédateurs. L'homme, toutefois, a acquis la raison et la raison peut, et doit, lui permettre de comprendre mieux et, à travers cette compréhension, de déconstruire l'hostilité irrationnelle de l'autre.
C'est ce à quoi Michael Richards s'invite lui-même et invite par extension tous les États-Unis et tout le monde. Et ils nous renvoient à la réflexion non seulement au sujet des relation avec les afro-américains, mais au sujet du drame de l'Ouragan Katrina et des guerres en général. La seule vraie voie du déracinement du racisme est par cette même racine. Ignorer et simplement condamner consiste en des cataplasmes. Teilhard de Chardin écrivit que la vraie paix consiste en "une forme naturellement sublimée de [la guerre].** Il faut condamner mais aussi assumer la part d'humanité dans la haine, puis la comprendre, la désamorcer et la contrôler par une sublimation freudienne (si possible, en ce sens qu'il faut agir vite si un fasciste s'apprête à prendre pouvoir). Comme il faut contrôler l'orgueil et l'ardeur qui sont présent dans de tels dérapages mais qui, tel le feu, servent aussi à des causes utiles.
Le discours à Letterman a le potentiel de faire davantage de travail pour le rapprochement des différences qu'un certain nombre de discours convenus. Le racisme, à travers les éléments profondément humains de l'impétuosité, de la méfiance, de la rage et de la haine, a un potentiel à l'intérieur de chacun. "Pourquoi la rage [est-elle] à l'intérieur de quiconque d'entre nous"? Le comprendre permettra de le vaincre.
Références:
*Dans le journal The Gazette
**Oeuvres de Pierre Teilhard de Chardin, tome V, p. 196
Ressources:
*Michael Richards: Laugh Factory incident sur Wikipédia (en anglais)
*Les excuses de Michael Richards chez David Letterman sur Youtube (en anglais)
*Extrait capté par caméra-téléphone sur Youtube (en anglais)
*Pierre Teilhard de Chardin sur Wikipédia
*Pierre Bourgault sur Wikipédia
*Lynchage sur Wikipédia O.J. Simpson: Newsflash"Newsflash": la publication du livre d'O.J. Simpson dont j'ai parlé dans un billet précédent, If I Did It, fut annulée par Rupert Murdoch et la très obèse News Corporation, à qui l'empire FOX et autres tralalas appartienent. J'ai tout dit comme commentaire pour parler des mauvaix aspects de cette publication. Certaines personnes pourraient en même temps regretter de voir une expression empêchée, et de constater que les familles des défunts, et le peuple, qui, s'il est coupable, se sont fait mentir, ne sauront pas la "vérité". Il faut souligne que les membres de ces familles ont manifesté n'avoir rien à foutre, étant plutôt traumatisés par l'idée de Simpson, et ça se comprend très bien.
On aurait pu aussi le publier, tout en versant tous les bénifices à de bonnes oeuvres. Certains marchands avaient déjà eu l'idée mitoyenne de donner leurs propres bénifices à de tels organismes. Enfin, il est fort à parier qu'on trouvera une autre maison de publication, malgré que, comme pour 2004 et sa batterie d'entrevues préparées (voir mon autre billet), Simpson s'écoeura peut-être. Bah, comme plusieurs ont déjà été écoeurés, sans doute.
P.S.: Selon ce qui sort dans les médias, Simpson y raccontrait une sorte d'histoire où, après un blanc de mémoire, il aurait enlevé le couteau des mains d'une autre personne (le fameux "Charlie") alors qu'il y avait du sang partout. Ah, si vous avez remarqué, le titre "If I Did It" se traduit "Si je l'ai fait". Une virgule ajoutée et...
Ressources:
*La controverse a le dernier mot à la SRC
*If I Did It: Project cancellation sur Wikipédia (en anglais)
Ségo-Sarko? Ségo-Boisclo!Ah! Au sujet de Ségolène Royal et André Boisclair, je désirais également publier la lettre que ce dernier a envoyée à la nouvelle princesse du socialisme. C'est tout de même bien que les chefs sociaux-démocrates se parlent. Depuis quand le laissez-faire économique est-il (redevenu, comme par enchantement) nouveau? La gauche doit se réapproprier la "modernité". Peut-être est-ce ce que les Boisclair et Royal tentent de faire. Souhaitons qu'il agissent avec justesse, sans tout simplement piger chez les droitistes. Référence: Québec, le vendredi 17 novembre 2006 – Le député de Pointe-aux-Trembles et chef de l’opposition officielle, André Boisclair, a écrit à la candidate officielle élue hier à la tête du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle française d’avril 2007, Mme Ségolène Royal. Vous trouverez in extenso la lettre acheminée par voie diplomatique ce matin : Québec, le 17 novembre 2006 Madame Ségolène Royal Présidente du conseil régional Casier de la Poste, Palais Bourbon, 75355 Paris 07 SP Madame la Présidente, Je tiens à vous féliciter chaleureusement pour votre convaincante élection à l’investiture du Parti Socialiste. Hier, les membres de votre parti ont écrit, avec vous, une nouvelle page de l’histoire politique française. J’y vois la preuve que l’audace, le pragmatisme et la modernité que vous incarnez si bien suscitent maintenant l’adhésion d’un nombre grandissant de citoyens. Votre victoire constitue une remarquable reconnaissance, par vos membres, de votre capacité de rassembler les forces vives de la nation française autour de nouveaux idéaux. Sachez que, de ce côté de l’Atlantique, et particulièrement au sein du Parti Québécois, nous sommes très sensibles à votre vision des choses. Nos deux partis partagent en effet un certain nombre d’objectifs, dont notamment celui d’adapter les idéaux sociaux-démocrates aux réalités du XXIième siècle. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous suivrons l’évolution des politiques que vous proposerez au peuple français. Je serais par ailleurs ravi que nous puissions échanger sur les nombreux enjeux auxquels sont confrontées nos nations respectives, de même que sur l’état des relations franco-québécoises, lors de ma visite en France en janvier prochain. Je vous souhaite tout le succès possible devant le colossal défi qui vous attend dans les prochains mois et je vous prie de recevoir, Madame la Présidente, l’expression de mes salutations les plus distinguées. André Boisclair November 20 O.J. Simpson: (Si) JE L'AI FAITLe nom d'O.J. Simpson vous dit peut-être quelque chose. (!) Ce nom s'apprête à revenir se faufiler dans nos journaux. En juin 2004, alors qu'il avait l'intention d'offrir au peuple avide une batterie d'entrevues pour "souligner" le dixième anniversaire des meurtres, il fut doublé par l'émoi médiatique autour du trépassement de l'ancien Président américain (et conservateur sanctifié) Ronald Reagan. Mais, cette fois-ci, il réussira probablement son coup, à moins qu'une surprise se prépare chez Gerald Ford (ce que je ne souhaite pas!). En effet, Orenthal James "The Juice" Simpson publiera le 30 novembre "If I did it". "IF I did it". Sans vouloir banaliser l'affaire, ce titre m'a fait songer à ce sketch de François Pérusse où un auditeur honteux parle à un animateur en se forçant ostensiblement à utiliser le conditionnel dans ses questions. D'ailleurs, la couverture prépublication du livre en question inscrit le "If" (si) d'un blanc subtil et le "I Did It" (je l'ai fait) d'un rouge alarme.* On comprendra donc que le livre porte sur l'histoire "entièrement fictive" de se qui *se serait produit* *si* Simpson *avait* été impliqué dans la perpétration du meurtre de sa femme et de l'amant de celle-ci. Ce "témoignage" (fictif) discute d'un "Charlie" qui aurait assisté à l'acte. La "bombe" a apparu grâce... à FOX (qui d'autre) qui a annoncé le 15 novembre la diffusion d'une entrevue sur le sujet avec Simpson le 27 et 29 novembre. Évidemment, plusieurs protestations, dont celles de la famille du défunt amant, se font entendre. Sachez d'ailleurs que, sous le système étasunien, Simpson ne peut être poursuivi à nouveau, même s'il avouait sa culpabilité carrément, puisqu'il a déjà été blanchi par le système judiciaire criminel. Qu'en penser? En termes de liberté d'expression, j'ai tendance à être parfois (pas toujours) plutôt radical, me rapprochant des positions de l'American Civil Liberties Union (ACLU)** par exemple. ...et... il fut déclaré, malgré tout, malgré tout, il fut déclaré non coupable dans le système judiciaire criminel présentement reconnu et maintenu (sauf qu'au civil, il fut reconnu responsable). Mais, comment ne pas comprendre l'objection fondamentale (si Simpson est coupable, ce que plusieurs croient) à voir deux meurtres profiter financièrement, et potentiellement de beaucoup, de beaucoup, au-dit coupable, lui-même qui n'a toujours pas payé les familles des défunts à la suite de sa condamnation au civil? C'est que, s'il avait été déclaré coupable et qu'il avait payé une dette à la société, le public serait plus enclin à le laisser agir et à passer à autre chose (peut-être même à pardonner?). Mais ce qui a pu initialement sembler pour lui et son avocat comme une bonne nouvelle est ce qui aujourd'hui le frappe d'opprobre encore davantage. "Voilà l'homme qui a violé le système et a donc tué en toute impunité", se dit-on, et se dira-t-on pour toujours. C'est-là une autre condamnation, et je ne sais laquelle me serait plus difficile à porter. Et l'on croit que cela fut obtenu par l'argent, le système déifiant du star-système et les sophismes d'un avocat en particulier. On se souvient du "If it doesn't fit, you must acquit" (si [le gant] ne [lui] va pas, vous devez acquitter, qu'on pourrait accuser de commettre l'argument fallacieux du 'ignoratio elenchi').*** Il voulait dire, en fait, "si ça rime, vous devez acquitter" (oui, la rime donne plus de portée à une phrase en fiction, *en fiction*!). C'est ce que l'écriture... singulière de South Park avait nommé satiriquement "The Chewbacca Defense".**** Et c'est le sitcom Seinfeld qui s'inspira de cet avocat, Johnnie Cochran, pour en faire en un personnage une caricature patente. Des experts comme l'avocat Tom Messereau (les cheveux gris soyeux et flottants au vent, qui ont défendu Michael Jackson dans son dernier procès) semblent dirent que Simpson saura abriter les profits du livre d'éventuelles poursuites visant à les saisir pour payer le montant de la condamnation au civil. Enfin, c'est donc notre monde. Références:
**American Civil Liberties Union sur Wikipédia (en anglais)
***Ignoratio elenchi sur Wikipédia (en anglais)
****Extrait South Park de la 'Chewbacca Defense' sur YouTube
Ressource:
*Site dédié à l'entrevue avec Simpson sur le site de FOX (avec extrait vidéo)
Ressources sur Wikipédia:
*If I Did It (en anglais) *O.J. Simpson*O.J. Simpson murder case (en anglais)
*Chewbacca Defense sur Wikipédia (en anglais)
La Patrie célèbre bruyamment la prise de pouvoir d'Honoré MercierC'est dans un documentaire sur le légendaire rebelle journaliste Olivar Asselin (1874-1937), que j'écoutais il y a quelque jours, que l'on soulignait la différence entre le journalisme du 19e et du 20e siècle, en terme de discours partisan. Cela m'a quelque peu traversé l'esprit en lisant un article de 1887 dans le journal La Patrie, la lecture quotidienne des ancêtres québécois.
Le 27 janvier 1887, Honoré Mercier, à la tête d'une coalition de libéraux et conservateurs nommée Parti national (composée majoritairement de libéraux), prend le pouvoir à un Parti conservateur affaibli par l'affaire de la pendaison de Louis Riel par le gouvernement canadien. Honoré Mercier (1840-1894), probablement l'un des plus grands orateurs québécois entre Louis-Joseph Papineau (1786-1871) et Jean Lesage (1912-1980), s'était auparavant illustré par son discours sur la triste affaire.
Wow! Ça plante 100 "Réinventer le Québec"*** et 200 "Briller parmi les meilleurs".**** Alors donc, il prit le pouvoir le 27 janvier 1887. Le lendemain, un article de La Patrie, journal longtemps associé aux libéraux, livrera alors un commentaire un tantinet plus cru que celui de notre Mercier.*****
...et ma favorite:
Savoureux. Inestimable. Il faut remettre en contexte: le 14 octobre 1886, le Parti national avait gagné le plus grand nombre de comtés contre le Parti conservateur sous John Jones Ross. Ce dernier tente pourtant de se "cramponner, justement, au pouvoir, en espérant le ralliement de députés adversaires qui ne se produira pas. Ross démissionns le 25 janvier 1887 et, suite à la demande formelle du Lieutenant gouverneur Rodrigue Masson, Louis-Olivier Taillon amorce alors son premier gouvernement (l'intensément barbu patriarche reviendra au pouvoir en 1892). Il est défait... quatre jours plus tard par une motion de non confiance (le-dit "vote écrasant").
Masson demande alors à Mercier de former le gouvernement (trois mois après, d'où cette référence dans l'article). Cet homme devint, selon l'avis de plusieurs, le plus grand Premier ministre du Québec au 19e siècle, et au delà. Malgré le mérite de plusieurs et les défauts de celui-ci, je désignerais Adélard Godbout, au mandat de 1939 à 1944, comme le prochain à se mesurer à son importance, malgré que plusieurs l'aient malheureusement oublié.
Mercier sera le premier à assumer la fonction comme celle d'un chef d'état national et sera reçu comme tel à travers le monde; on lui décerna même la Légion d'honneur française. On le soupçonna en plus de souhaiter une république indépendante pour le Québec (j'ai d'ailleurs déniché dans le New York Times de l'époque une question à ce sujet de la part d'un journaliste américain; alors ça circulait) et il était certainement favorable à l'indépendance face à l'Angleterre. En somme, une tranche d'histoire intéressante et surtout une amusante célébration bien sentie de la part de cette chère La Patrie.
Notes:
*Sir John A. MacDonald, Premier ministre du Canada de 1867 à 1873, et 1878 à 1891, le "premier Premier ministre" de la (soi-disante) Confédération canadienne.
**Trois ministres fédéraux francophones: Hector-Louis Langevin, Adolphe-Philippe Caron et Joseph-Adolphe Chapleau, l'ancien Premier ministre conservateur du Québec de 1879 à 1882.
***"Réinventer le Québec": Slogan du parti de Jean Charest avant les élections de 2003. Il fut apposé sur des t-shirts le temps d'un "photo-op" en 2002. À ce sujet, j'aime bien le commentaire de Mario Dumont qui disait en somme que, si ton programme tient sur un t-shirt, t'as un problème. (!) Après les railleries, le parti l'a subséquement fourré convenablement aux oubliettes lors de la campagne de 2003, où soudainement "Nous sommes prêts" fit office d'évangile (peu de partis ont sans doute autant regretté un slogan de campagne alors qu'au pouvoir).
****"Briller parmi les meilleurs": Slogan du gouvernement du parti de Jean Charest, au pouvoir après 2003.
Référence:
*****Édition numérisée du 28 janvier 1887 du journal La Patrie à la Bibliothèque nationale du Québec
Ressources sur Wikipédia:
Ségolène, André & HillarySégolène Royal: "Nous allons construire ensemble quelque chose d'extraordinaire."
André Boisclair: "[...] constituer une équipe aussi talentueuse que celle [de] René Lévesque."
Ainsi, Ségolène Royal a effectivement ravi l'investiture socialiste, devenant par le fait même candidate du Parti socialiste français à la présidentielle de 2007. Cela me fit réfléchir au sujet de deux autres leaders dit progressistes. Alors que Ségolène opérait son ascension jusqu'au sommet du-dit "PS", André Boisclair en faisait de même au Québec au sein du Parti Québécois et Hillary Rodham Clinton dans le Parti démocrate des États-Unis d'Amérique.
Il y a de nombreux parallèles. Citons l'article "Madame l'aspirante présidente" de l'Associated Press. "On a jamais vu un phénomène politique de cette ampleur depuis 1981" Proche de ce qu'on a dit de Boisclair. "Ségolène Royal, c'est l'ambition assumée derrière un sourire permanent". Les Québécois connaissent bien non seulement les commentaires sur l'ambition supposément "arrogante" de Boisclair, mais aussi de son sempiternel "sourire Crest". "[...] cette fille [...] qui n'a, jusqu'à présent, occupé que des ministères de second rang a cloué sur place les "éléphants" socialistes [...]" Effectivement, Royal et Boisclair ont délogés les "éléphants" du partis, alors qu'ils étaient relativement plus jeunes et fraîchement arrivés.
De plus, alors qu'on attendait une lutte au second tour, avec tout le mélodrame qui se serait imposé, ils ont triomphé au tout premier.* Ils oeuvrent dans deux partis sociaux-démocrates soucieux de ne pas diviser la gauche aux prochaines élections (pensons à la "menace" de Québec solidaire pour le PQ, et celle d'une myriade de gens pour le PS après le "traumatisme" de 2002 avec Jean-Marie Le Pen). Comme Fabius et Strauss-Khan, Pauline Marois et Gilbert Paquette,** et d'autres, ont tenté de présenter une certaine gauche qui serait plus "fidèle" alors que Royal et Boisclair ont esquissé un agencement de propositions s'apparentant parfois au camp adverse.
En ce qui concerne Hillary Rodham Clinton, qui travaille aussi dans un parti dit progressiste, sa présence active et majeure est également "fraîche" car elle est sénatrice relativement depuis peu (depuis 2001). Robert Byrd, le "senior senator", est au sénat depuis 1959! ...et au congrès depuis 1953! Elle avait imposé une longue pause à sa propre carrière pour soutenir celle de William Jefferson Clinton, son mari (j'allais écrire la formule "son fidèle mari" mais...). Hillary Clinton aussi a offert des positions considérées "conservative".
Les trois représentent des groupes auparavant (et encore) opprimées et politiquement sous-représentés (aux deux femmes s'ajoute un André Boisclair ouvertement gai, ou "gay", comme l'écriraient nos amis français) et représentent leurs espoirs. De par cet état, leur élection représenterait un événement historique et déjà, ils ont fait l'Histoire car Ségolène Royale est la première femme d'un parti majeur (non, je n'oublie pas Arlette Laguiller) à se présenter à la présidentielle française, André Boisclair est le premier gai chef d'un parti majeur en Amérique du Nord*** et l'un des premiers au monde. Hillary Clinton serait la première femme se présentant en tête sur un "billet" ("ticket", disent les américains) présidentiel, si elle gagne. Distinction importante: son adversaire démocrate putatif, l'auréolé Barack Obama, est un jeune encore plus fraîchement débarqué (aparté: c'est tout de même déjà remarquable que les deux grands candidats potentiels soient une femme et un noir).
Mais surtout, ces trois personnes ont été critiquées tour à tour pour un discours sensément vide, démagogue, et bien-sûr peu représentatif de la fibre profonde de leur parti et de la gauche (sous-entandant parfois que ces positions sont prises pour fins électoralistes). Les citations en tête de ce billet sont des exemples de phrases lancées qui font grincer quelques dents. On connaît, au Québec, la boutade de "la langue de Boisclair", qui fut même lancée par Pierre Dubuc, candidat rival d'André Boisclair lors de la course de 2005. Il est peu rassurant parfois d'entendre ces gens parler et de se surprendre ensuite à soupirer. Si ce constat est en partie fondé (et je ne me prononce pas définitivement), qu'est-ce que cela peut nous apprendre sur nos sociétés? Ce sont des sociétés, on le dit souvent, qui sont façonnées par le besoin de gagner, le sens partisan et par les médias, en particulier les chaînes d'information continues, qui découpent les discours politiques en clips bien pratiques, où l'image et la formule prend parfois le dessus sur le fond. Ce sont des sociétés, on le dit moins souvent, où la population récompense les discours prudents et démagogues par leurs fort précieux votes et encourage la croissance du phénomène; ce sont des sociétés où les médias vilipendent de nombreux discours osant sortir des sentiers battus de la langue de bois (pour critiquer ensuite cette même forme de language vers lequels ils ont menés ces figures publiques) et abrutissent l'électorat en placardant un cynisme continuel. Dans un tel climat, "oser" véritablement peut sembler hasardeux et même simplement suicidaire, nous apportant une meute de figures publiques "agressivement" et "désespérément" modérée, non pas en mesure mais en molesse. Ce sont des société où on fait peut-être de "l'âgisme", en effet. Les jeunes comme les vieux ont quelque chose à apporter; on a besoin de la vigueur et de la sagesse des deux, et pour l'un comme pour l'autre, on ne les trouve pas toujours où on s'y attendrait le plus.
Nous pouvons tout de même tenter de concevoir la question avec sagesse et sagacité! Ces candidats, sans doute bien intentionnés à bien des égards, ont un certain nombre de bonnes idées et offre une alternative à quelque chose de possiblement moins souhaitable. Il faut souligner le caractère révolutionnaire que leur arrivée au pouvoir, pour deux femmes et un homosexuel, aurait sur le monde. Le féministe sensible aux combats gais que je suis s'en réjouirais (sans que cela puisse être la seule raison de prendre leur parti!). La société de nos soeurs et frères français, plus patriarcale que le Québec à bon nombre de niveaux, en bénificierais bien. En recherchant ces temps-ci au sujet de Daniel Johnson Sr., ancien premier ministre de l'État québécois, je me suis rappelé combien parfois (et non souvent) des chefs politiques peuvent surprendre lorsqu'ils sont appelés à exercer les plus hautes fonctions. Des exemples contraires ne manquent point, toutefois, comme un certain Duplessis trahissant son alliance avec la progressiste Action libérale nationale dès 1936 (j'espère en apprendre aux français débarqués ici après une recherche google furtive!). Si la déception était grande, il serait impérieux de reconsidérer notre support à nos chefs de gauche respectifs. Pour qu'une telle chose ne se produise pas, il faut exercer pression sur ces chefs et s'assurer d'être clairement et fortement entendus.
Observons-les, et participons. Je n'ai pas d'opinion fixée. Je suggère la réflexion. Et l'action.
Notes:
*André Boisclair obtint 53.7% des voix contre 30,56% pour Pauline Marois. Ségolène Royal obtint 60,60% contre 20,81% pour Dominique Strauss-Kahn et 18,59% pour Laurent Fabius.
**Gilbert Paquette fut élu en 1976, première prise de pouvoir du Parti Québécois, et était présent aux côtés de Lévesque lors du discours "fier d'être Québécois".
***Des cas dans des partis moins importants: Chris Lea du Parti vert du Canada et Allison Brewer du Nouveau Parti Démocratique du Nouveau Brunswick. Dans le monde, Pim Fortuyn au Pays-bas fut un autreexemple. Assasiné en 2002; ce chef d'un parti portant son propre nom (Lijst Pim Fortuyn) était un curieux personnage aux idées se rapprochant à l'extrême-droite. . Notons aussi que Jim McGreevey fut gouverneur du New Jersey mais sorti du placard après être élu, n'était pas chef de son parti selon les traditions politiques américaines et se retira promptement de son poste après l'annonce de son orientation, sans que celle-ci ne fut la seule raison de son départ.
Ressource générale:
Ressources sur Wikipédia:
*Course au leadership du Parti Québécois de 2005 (en anglais car plus complète que la version fr.)
*Political views of Hillary Rodham Clinton (en anglais)
November 18 FàilteBienvenue sur mon blogue! En gaélique écossais, on dirait "Fàilte"; en catalan, on dirait "bienvenida". Ceci est la deuxième fois que "j'inaugure" un tel site. Pour l'instant, j'ai déjà quelques idées et rêveries au sujet de ce que j'aimerais en faire, toutefois, ses concepts évolueront sans doutes. J'espère déjà faire des commentaires sur la politique québécoise et étrangère, des dadas à moi. De plus, je compte bien prochainement partager mes trouvailles historiques, notamment dans les recherches que j'effectue ces temps-ci dans les archives de journaux, qui sont des mines de choses qui éclairent, amusent et portent à réfléchir. Mais davantage est promis pour ce blogue. À bientôt! |
|
|