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March 29 Moustachu et pour causeJacques Brassard, ancien ministre péquiste, en a ahuri plus d'un avec ses prises de position antagonistes depuis sa retraite politique. Enfin, un journal y a vu tout le potentiel non seulement informatif, mais aussi désopilant. Le Couac nous offre une symphonie de la bêtise: "Moustachu et pour cause".
On a ensuite droit au "lexique" de Mônsieur Brassard, citations à l'appui.
Cela nous aide à comprendre la maladie de la moustache.
Les socialo-communistes du PQ... Alors que, de nos jours, on voit toutes sortes d'analyses contradictoires sur les raisons de la défaite du PQ, nous voici un nouveau prophète.
Ressources:
* Moustachu et pour cause dans Le Couac (l'article complet)
* Entrevue avec Jacques Brassard aux Francs-Tireurs de Télé-Québec
* Jacques Brassard sur Wikipédia Des stratagèmes et des hommesAlors que Stephen Harper dirige le coeur de la réjouissance canadienne anglaise du coup "fatal" à l'hydre séparatiste, je pose une question.
Quand Mario Dumont change d'idée pour plaire aux gens (accomodements raisonnables, question nationale...), on dit qu'il est un "opportuniste" (avec raison).
Quand Stephen Harper change d'idée pour plaire aux gens (déséquilibre fiscal, nation québécoise, ouverture au Québec, environnement...), on dit qu'il est "fin stratège".
Pourquoi? March 27 Mononc' Serge ne s'est pas suicidé, et vous n'en ferez pas davantageJ'ai aujourd'hui reçu ce courriel de la part d'un dénommé Serge Robert, alias Mononc' Serge. Le trublion lyrique envoyait aux abonnés de sa liste d'envoi sa vision de l'élection et le jet d'inspiration que la campagne lui a donné.
Je ne pouvais, mais ne pouvais pas m'arrêter de rire.
Crisse qu'on a besoin de ça aujourd'hui.
Cela m'offre l'opportunité d'aider notre Oncle Serge, un musicien et parolier de mérite (et, ah oui, un fou), en donnant l'horaire de ses 'pestacles' à venir.
Ressource: HonneursAprès avoir vécu une campagne enlevante et secouante (vers le haut et le bas), après l'avoir vécu de l'extérieur du citoyen et de l'intérieur comme militant et travailleur d'élections, je dois sereinement saluer l'effort de tous les partis (PQ, ADQ, PLQ, QS, PVQ, même les plus petits: démocratie chrétienne, marxiste-léniniste, etc.), de tous les chefs (Messieurs Dumont, Boisclair, Charest, Khadir, McKay, Madame David, et les autres) de tous les candidats (même les indépendants), de tous les espoirs à travers les spectrums politiques (national comme socioéconomique).
Je respecte l'espoir. Je conteste les objectifs. Et je contesterai. March 22 Richard Martineau prend position
* Le boutte sur le blogue de Richard Martineau Citation du jour: Mike & Mario
Référence:
* Peter Pan dans Le Devoir March 21 Scoop électoral 2007!Scoop électoral! Petit exercice de journalisme citoyen: j'ai découvert ce que mange le Parti unitaire du Québec en hiver. "Le quoi", dites-vous? Ah, y'a ben quelques uns d'entre vous qui se sont rendus sur le site du Directeur général des élections du Québec pour zyeuter les partis politiques officiellement reconnus en notre Québec (celui que "nous reconstruisooooons").
Combien y en a-t-il? Allez, devinez. Y'en a douze. L'un de ces partis se nomme le "Parti unitaire", fondé en 2005. Il est basé dans ma ville d'origine, Trois-Rivières. Comme je suis attaché à l'idée qu'en démocratie, il faut étudier tous les choix qui s'offrent à nous, j'ai décidé d'enquêter. Voici les découvertes que j'ai fait suite à ma discussion avec le chef du parti.
Le chef du parti a 71 ans. Il comptait travailler le comté dans Portneuf comme le candidat unique du parti (est-ce la signification derrière le nom "unitaire"?). Toutefois, on lui a malheureusement annoncé un cancer du colon (je lui ai offert mes meilleurs voeux de bonne chance, comme il se doit). Il a donc annulé ses plans: le parti ne présente personne en 2007. Il croit qu'il y a de la place pour un parti comme le sien au Québec. Une assemblée exécutive aura lieu d'ici deux à trois semaines pour décider de l'avenir du parti.
Eh voilà! Alors, quand on demandera dans vingt ans, en regardant la liste des partis ayant étés enregistrés au Québec: "Le Parti unitaire, quessé ça?", ce blogue aura réussi à inscrire la réponse pour la postérité. À moins qu'on soit alors déjà gouvernés par une administration "unitariste"!
Ressources:
* Journalisme citoyen sur Wikipédia
* Parti unitaire du Québec sur QuébecPolitique.com
* Parti unitaire du Québec sur le site du Directeur général des élections du Québec
* Rapport financier du Parti unitaire du Québec sur le site du Directeur général des élections du Québec L'État en questionL'État en question: Le Québec sous un règne néolibéral. Voici un documentaire fort intéressant, armé d'arguments probants, sur le néolibéralisme prôné par le Parti libéral ET l'Action démocratique du Québec. Je l'ai placé sur YouTube et depuis, il gagne un certain succès, s'étant jusqu'à maintenant rendu à 1000 visionnements pour la première partie. Utilisez ce film comme coffre à outils pour convaincre vos proches de battre la droite.
Deuxième partie: Baisser les impôts
Troisième partie: Réduire l'état
Quatrième partie: Tout à l'entreprise
Cinquième partie: Décentraliser à tout prix March 16 Trois petits points: La voix adéquisteFort pertinent, mais j'aurais aussi vu un demi-tour.
Source:
* Canoe.qc.ca Tour d'observation - Machine à langue de bois: Les yeux bridés (retour)Petit retour sur le billet précédent. On en a entendu des raisons diffamantes de traiter d'intolérant les chefs indépendantistes, mais celle-là est toute une trouvaille. Bien-sûr, quand il s'agit de salir le mouvement, ou la nation dont il est issu, la presse canadienne anglaise s'embarasse rarement de nuances. Ou de bonnes traductions.
Mais il semble y avoir ici une histoire de basse rancune. Ce qui est irresponsable pour tout porte-parole d'un organisme représentant un groupe.
Je suis heureux de constater que tous les chefs des trois dits "principaux" partis se sont édifié dans cette histoire.
La population encourage parfois la langue de bois, mais cette fois, je suis convaincu qu'ils y verront clair.
Référence:
Tour d'observation - Machine à langue de bois: Les yeux bridésIl est de mon opinion que la langue de bois n'apparaît pas de nul part. Les politiciens la perpétue, mais y contribuent aussi: le système, les médias et, on ne peut les en soustraire, les électeurs. J'espérais commencer ce volet de la "Tour d'observation" par un exemple plus obscur mais celui-ci, caricatural, doit être traité.
Conséquence: La prochaine fois qu'un politicien voudra parler avec des paroles d'être humain et dire que le ciel bleu est bleu, il se ravisera. Ainsi s'alimente la machine à fabriquer la langue de bois. Et les médias, les groupes de pressions et les membres de la population qui encouragent cela par des articles, des communiqués ou des votes en sont au moins autant responsables que les politiciens, qui ajustent leur discours à ce qui leur apparaît comme la seule attitude acceptable qui demeure dans la société et le "zeitgeist".
Dois-je rappeler que les asiatiques ont les yeux d'une forme qu'on nomme "bridés", une définition qui se trouve dans les dictionnaires sans connotation négative. Je me sens presque ridicule de l'expliquer. Comme des millions de gens, je suis fermement et radicalement engagé pour la tolérance (et même là, ce mot est trop timide; je parlerais plutôt de fraternité). Mais la tolérance se cultive à l'air frais. Si l'on fait des crises apoplectiques de rectitude politique là où il n'y a nul besoin, ou si l'on muselle et condamne SANS COMPRENDRE, on pousse l'intolérance dans l'ombre.
Et l'ombre est bien son terreau fertile. Là, ses adhérents sont seuls et tranquilles. Ils ont le loisir de disséminer leur pensée par les voix cachées sont à l'abris de la confrontation à leur propre illogisme. Face à la censure parfois irrationnelle et sans discernement, les gens commencent alors à percevoir le discours intolérant comme celui du rebelle et du véritable opprimé. On idolâtre alors ce parlé oh si "vrai".
Et on se retrouve avec un Le Pen.
Ou pire.
Boisclair a eu raison de refuser de s'excuser.
Au sein de nos sociétés, nous sommes tous responsables de la tournure de la politique.
* André Boisclair et les «yeux bridés» sur le site de TVA, avec extrait vidéo March 13 Le DébatJean Charest: La Roche
Mario Dumont: La Montagne-russe
André Boisclair: Le Requin
Vainqueur: Le Requin March 11 Chef d'état ou comédien?S'il y a une phrase que la postérité devrait retenir de cette campagne:
J'aurais applaudi peu importe la personne l'ayant prononcée. Aussi ironique soit-il que ce soit M. Boisclair qui la prononce, si l'on se rappelle des circonstances ayant mené à la victoire à la chefferie, cette leçon devrait être gravée dans l'esprit de chaque électeur du Québec et du monde pour toujours.
On y a dérogé trop, trop, TROP souvent.
Référence:
sur le site de la SRCMarch 10 Il était une fois dans le trouble (et je ne parle pas des campagnes de partis)Pierre-François Legendre est un comédien de plus en plus populaire. Il est connu pour ses rôles dans Québec-Montréal, Horloge biologique, Il était une fois dans le trouble, Les Invincibles et un nouveau "talk show" à la SRC.
Il est également neveu de Richard Legendre, candidat péquiste et ancien candidat à la chefferie du parti (WaaaAAA-?). Voici un reportage du "Citoyen Leclerc" du site du Parti Québécois. Pierre-François y dit se réjouir du regain d'intérêt qu'il constate pour "la Cause" de l'indépendance.
* Rencontre avec un Invincible! sur le site du Parti Québécois
Ressources:
* Pierre-François Legendre sur Wikipédia
* Richard Legendre sur Wikipédia L'état sous Charest: Un Mini-moiOn a vu à l'ADQ avoir un certain nombre de candidats ridicules.* On y a vu un grand nombre, aussi, de candidats carrément dangeureux.** Mais le PLQ (y compris Charest) n'est pas en reste. Voici un candidat qui rassemble les deux.
On a entendu déjà les théories sur cette position "menton sur poing". Marc Laviolette disait que les libéraux, maintenant en campagne, se sont dit: "Mentons, mentons, mentons!" et Jean-René Dufort alias Infoman a cru à une charade au sens semblable: le visage signifie "Nous", et le menton signifie... voilà. A-t-on fini de rire du Parti misérable du Québec sous l'Honorable Jean J. Charest? On peut en douter.
Notes:
* Parmi pluuusieurs exemples, un adolescent dont on vante le DEC pas encore complété et l'emploi d'emballeur en épicerie.
** Je ne sais pas moi, un (Jean-François Plante, cette idole) qui est contre l'égalité homme-femme, est d'accord avec Barbara Kay sur le Québecistan et dit des insultes racistes sur les Mexicains et les Québécois; un qui dit des propos racistes; un qui lance que l'homosexualité est choisie... et y'a un chef qui, par ses idées économiques et sa position de Premier ministre potentiel, entre peut-être dans cette catégorie. Voyage en campagne: SlogansUn voyage à travers la campagne électorale. Aujourd'hui: les slogans.
Parti Québécois:
"Reconstruisons notre Québec", "Oui" "Reconstruisons notre Québec" appelle à se joindre à eux, appelle aux rassemblement et, constante des slogans péquiste, la force ("Restons forts",2003; "Faut rester fort au Québec", 1981; "On a besoin d'un vrai gouvernement", 1976), donc celle d'un état actif (social-démocratie, état-providence) et libre (indépendance, souveraineté). Ce n'est pas le slogan qui "roule sur la langue" (rolls of the tongue) le mieux, mais il fait la job. Il prête toutefois à la critique de la gauche, puisque le PQ va "reconstruire" en partie l'État démoli par Charest (Mont Orford, relation avec les syndicats...) mais, sous Boisclair, omettera (dans un premier mandat) de tout refaire (sous-traitance, garderies à 7$ et non 5$, éolien au privé...).
Finalement, le second slogan: "Oui". Oui, c'est un bon rappel de l'objectif d'indépendance, et possiblement non le seul. Pierre Duchesne (je crois) soulignais à Radio-Canada que les pancartes du PQ sont des quatre couleurs vives de la campagne référendaire de 1995: bleu, orange, rouge, vert.
Parti libéral du Québec:
"Unis pour réussir"
Un slogan insipide et amer à la fois. Je ne lui nierai pas tout mérite, car il est quand même un peu réfléchi: on s'attaque non seulement à la souveraineté mais aussi à la soi-disante "division" que provoque l'ADQ sur les accômôôdements raisônnâbles (une expression si galvaudée m'empêche de la prononcer comme elle le fut trop souvent; j'ai l'impression d'embarquer dans le cirque).
Avant la déroute de Mister (et non "Mystère") Charest sur les risques que fait peser la souveraineté sur partition, les pensions, la couche d'ozone et l'axe de rotation de la terre, il y a eu ce slogan, le premier coup de démago de la campagne libérale qu'on avait oublié, et qui aurait du nous donner un indice sur la suite.
Action démocratique du Québec:
"Au Québec, on passe à l'action"
La première fois que j'ai zyeuté le slogan adéquiste "Au Québec, on passe à l'action", je me suis demandé, de un, comment j'avais pu ne pas y penser plutôt, et de deux, comment avaient-ils pu attendre plus d'une décennie pour ne pas utiliser cette formule en même temps si évidente et si accrocheuse. Ma deuxième question se répond probablement par la première (car, comme moi, l'ADQ n'y avait pas pensé, malgré l'évidence apparente). On peut être d'accord ou non avec la prémisse, mais l'ADQ a pour message que les "deux vieux partis" font dans l'immobilisme ou le recul pour le Québec, alors que l'ADQ "ose", agit, "gets down to brass tacks". De plus, remarquez-le, la formulation permet aux comptés d'adapter le tout pour donner "Dans Taschereau, on passe à l'action", ou "Dans Mercier, on passe à" vous savez quoi. Bon, je vous accorde qu'il n'y a pas trop de danger qu'on "passe" fort-fort à quoi que ce soit qui ressemble à l'Action-D.-Q. dans ce coin montréalo-plateauesque péquisto-uwèfpiste* là. En passant, "les deux (ou autre chiffre) vieux partis", comme la tactique qui y est rattachée, est une phrase politique elle-même plus vieille que tous les partis en ce moment reconnus au Québec. Elle fut utilisée par l'ADQ, le PQ et je crois Québec solidaire, le Parti vert, et l'Action libérale nationale (première moitié du 20e siècle) et sûrement beaucoup d'autres. Ah, vous le savez pitètre pas, mais ce slogan a déjà été utilisé par le Parti vert du Québec. Comme quoi le recyclage est bon pour eux dans tous les domaines. Amusant, même si peut-être un peu facile. Il y a aussi un autre organisation qui utilise ce slogan en ce moment, une entreprise quelconque qui fait de la pub dans le métro, mais je ne me souviens plus de qui!
Les slogans offrent une vision du message que les partis veulent envoyer aux citoyens. Intéressant.
* "Uwèfpiste", en référence à l'UFP, leur résultats comparativement plus élevés dans Mercier (souvenez-vous le vote comparativement, encore, massif pour eux quand Nathalie Rochefort fut élue au poste de gauchiste libérale de service) et Québec solidaire, qui y présente Amir Khadir, leur co-porte-parole et la star nouvellement auréolée par Tout le monde en parle. Histoire vraie: dans un rassemblement politique, j'ai entendu une militante de l'UFP dire le terme "uwèfpiste", sans rire. Ça sonne un brin curieux. C'est ça le problème avec des noms d'même: c'est pas "adjectivable". Tour d'observation - Partialité : La souveraineté doit des explicationsVendredi passé, André Boisclair a passé à l'émission animée par Claude Charron, copie de la britannique "Question Time" et de la française "J'ai une question à vous poser" (sans doute que M. Charron a pris l'idée grâce à son séjour dans l'Hexagone). Des questions ont porté, naturellement, sur le projet d'indépendance politique que propose le PQ (vous ne saviez pas? ah oui, il le "camoufle" si bien).
Pourtant, qu'est-ce que titre la Presse canadienne?
Du calme!!! En voyant ce titre, j'ai eu le réflèxe de croire à une autre tuile après l'Affaire Philpot; ET C'EST NORMAL, car c'est l'effet recherché.
C'est ce qu'on appelle communément un "parti pris": "il y a un Parti libéral, on l'a pris". Allez, ne faites pas tout le travail; laissez-en à La Presse & Gesca (qui ont d'ailleurs relayé l'article via Cyberpresse)! C'est à tout le moins d'un sensationalisme douteux.
Ressources:
* Souveraineté: André Boisclair doit s'expliquer par la Presse canadienne
* Question Time sur Wikipédia (en anglais) * J'ai une question à vous poser sur Wikipédia Et Pan!neJe vous racconte une courte histoire. J'écrivais un long, long billet l'autre jour quand: Pan! La panne. Celle-ci étant d'électricité (courte histoire, hein?). Fichtre. Depuis lors, transi, je lutte avec mon lourd traumatisme et la pas-envie de réécrire la même maudite affaire que la dernière fois. Ça s'en vient, toutefois! March 06 Village globalUne intéressante vision décloisonnée, décommunautarisée (quoi que quelque peu cynique) de la campagne électorale d'André Boisclair à partir du quartier gai de Montréal. March 04 Pauvre toiLa pauvreté est un absent très regrettable de la campagne électorale qui a maintenant cours. On rivalise de courbettes pour la classe moyenne, que l'on sait surtaxée, mal traitée, meurtrie, martyrisée, torturée, 'hanged, drawn and quartered', en somme. Pourtant, par définition, la classe moyenne est moyennement dans le confort, ou dans le trouble (verre demi-plein...), alors que la classe la plus pauvre est dans le trouble entièrement. Mais peu importe, Mario Dumont en fait son dada (le vrai monde!) et Jean Charest s'est fait élire là-dessus. Résultat...
Et il vient demander de se faire réélire sur son bilan (garant de l'avenir). Le fardeau fiscal a été non seulement augmenté mais transféré de l'impôt, un système progressif qui se soucie de redistribuer la richesse (même s'il est moins progressif qu'avant et qu'il risque de ne plus l'être du tout avec Dumont comme PM, si on se fie à ses velléités passées), à un système tarifaire qui n'en a cure. Mais on avait promis de baisser les impôts, alors l'entourloupette fut simplement de chercher l'argent ailleurs, où les plus riches s'en sentirait moins tout en donnant l'illusion (tranquille? ...comme ce film documentaire adéquiste) qu'on a réglé, ou même seulement fait, quelque chose.
C'est très exactement le même modus operandi qui s'est opéré lors des coupes de M. Charest dans le système de bourses étudiantes: couper dans ce qui est modulé selon les moyens plutôt que les frais, puisqu'on avait aussi promis de ne pas y toucher (la promesse de cette campagne de les augmenter me semble toutefois encore inique). Ce type de gestion contribue à l'écart entre les riches et les pauvres plutôt que de le réduire.
Comme mentionné plus tôt, les plans de Dumont sont de la même farine, seulement plus pure (et dure? décidément...) encore. Mais André Boisclair n'est pas en reste. Depuis la course à la chefferie, M. Boisclair répète que l'éducation est le "meilleur moyen" de lutter contre la pauvreté. Il déclara aussi, le soir de son élection à la tête du Parti Québécois:
Pourtant, l'étude du Centre canadien de politiques alternatives que j'ai citée dans le billet précédent révèle que:
Mais, mais... que s'est-il passé? Plus d'éducation égale plus d'écart de richesse? En fait, l'éducation est un moyen important au niveau individuel pour avoir plus de chances d'obtenir une meilleure situation sociale. Toutefois, ça ne saurait être le seul moyen. Il est naturel et nécessaire de donner à nos sociétés les moyens d'agir collectivement sur le système de répartition de la richesse lui-même dans lequel l'individu scolarisé évolue pour assurer un Québec et un monde plus juste à nous-mêmes, nos voisins (nos soeurs et nos frères) et les générations futures.
Le prédécesseur de M. Boisclair, Bernard Landry, avait fait de la lutte contre la pauvreté une priorité ("Je la regarde avec des yeux méchants, comme certains yeux méchants m'ont regardé récemment!", faisant référence au cirque de Christiane Charette), ce qui a donné entre autres la "Loi contre la pauvreté et l’exclusion sociale". Boisclair devra s'acquitter de ses responsabilités sociales-démocrates.
Ressource:
* Campagne électorale : les pauvres, les oubliés? à Maisonneuve en direct |
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