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    April 28

    John F. Kennedy, partisan de l'indépendance du Québec

    Mon dernier bilet mentionnait rapidement John Fitzgerald Kennedy et le Père Armand Morissette qui l'aurait convertit à l'idée de l'indépendance de la nation québécoise. Voici Jean-François Lisée qui expose sa découverte.
     
      
     
    Chopez-vous un exemplaire de "Dans l'oeil de l'aigle" à la bibliothèque pour plus d'information!
    April 27

    Mesdames et messieurs, le Président québécois des États-Unis

    Nous connaisons l'importance des Québécois aux États-Unis par leur immigration massive au tournant du 20e siècle. Comme d'autres nations dominées et appauvries telle l'Irlande, le Québec s'est vidé d'un grand nombre de ses enfants, partis à l'extérieur avec l'espoir d'une vie meilleure. Nous avons appellé ces Québécois les Franco-Américains.
     
    Plusieurs d'entre eux ont eu une influence sur la république américaine. Les Québécois furent instrumentaux pour l'expédition de Lewis et Clark, partis découvrir l'ouest américain. Aram J. Pothier, né Saint-Jean-Chrysostome, fut gouverneur de l'état du Rhode Island de 1909 à 1915 et de 1925 jusqu'à sa mort en 1929. Jean-Louis Lebris de Kerouac, surnommé Jack Kerouac, fut le plus grand auteur de la "Beat Generation" et est reconnu comme l'un des plus grand écrivains et poètes des États-Unis. Sa mère serait même cousine germaine de René Lévesque. Même qu'un religieux franco-américain, un certain Père Armand Morissette, ami de Kerouac, aurait ammené le catholique irlandais américain John Fitzgerald Kennedy à être favorable, dans les années 50, à l'indépendance du Québec! C'est ce que Jean-François Lisée a découvert dans sa recherche pour son livre "Dans l'oeil de l'aigle".
     
    Aujourd'hui, des millions d'américains ont des ancêtres nés en terre québécoise. Mes nombreux voyage en Nouvelle-Angleterre me l'ont démontré, là où parfois une affiche de dentiste ou avocat sur cinq a un nom comme "Larrivee" ou "Ploof"... Bien-sûr, la discrimination et l'absence de prestige national que procure l'indépendance nationale ont contribué et contribuent à l'amnésie de notre diaspora.
     
    Eh bien, il y a un autre Québécois américain dont on entendra bientôt parler de plus en plus. Mike Gravel, vous connaissez? Si je vous disait plutôt Maurice Robert Gravel, de son nom de naissance? Aux côtés de Hillary Clinton, Barack Obama, John Edwards et quatre autres, cet homme né à Springfield, Massachusetts de parents québécois est dans la course pour devenir le candidat officiel du parti démocrate aux élections américaines de 2008.
     
    Vous avez bien lu. Un Québécois se présente pour devenir le prochain président démocrate des États-Unis d'Amérique. 

     

    Maurice Robert Gravel est le fils de Marie Bourassa et Alphonse Gravel, deux immigrants québécois aux États-Unis. Dans son arbre généalogique, on trouve des patronymes ayant marqué l'histoire du Québec et de l'Amérique française, tels que Bourassa, et Landry, puisqu'il a des ancêtres en Acadie également. Plus jeune, Gravel étudia aux écoles française catholique de l'endroit. Après avoir servi dans l’armée et complété un bac en économie à l’Université Columbia de New York, il s'installa en Alaska où il devint représentant à la chambre de l'état (1963 à 1966), puis sénateur d'Alaska (de 1969 à 1981). Avec sa femme Withney Stewart Gravel, il a deux enfants: Martin (nom qu'on peut prononcer en français et en anglais) et Lynne (écrit à la française!), et quatre petits-enfants.

    Il est connu pour avoir contribué à la divulgation des "Pentagon Papers", qui ont révélé l'expansion de la guerre du Vietnam alors que le gouvernement américain promettait autrement. En 1971, il mena seul au Congrès un "filibuster" contre la législation renouvelant la conscription pour le Vietnam. Après 5 mois, Richard Nixon et ses sénateurs républicains n'ont eu d'autre choix que d'abandonner le renouvellement. Cela mena à l'abolition de la conscription aux États-Unis (un Québécois contre la conscription, tiens tiens...). Le Québéco-Américain se fit connaître également pour ses combats contre les armes nucléaires et pour la démocratie directe. Et il a fait bien d'autres choses!

    Sa campagne présidentielle actuelle inclut entre autres les projets suivants:

    • La signature de l'Accord de Kyoto
    • Le retrait immédiat de l'armée américaine de l'Irak
    • La décriminalisation de la marijuana
    • La promotion des droits des homosexuels tels que le marriage de couples de même sexe et l'annulation du "Don't Ask, Don't Tell" de l'armée
    • La mise en vigueur du projet "FairTax", une taxe progressive pour la redistribution de la richesse, remplaçant l'impôt sur le revenu
    • L'instauration d'un système de démocratie participative permettant aux citoyens d'organiser des pétitions menant à des votes législatifs populaires, tel que proposé par la "National Initiative For Democracy"
    • Un système de santé où les soins privés sont payés par l'état (le "Single-Payer Health Care")
    • La recherche dans le domaine des cellules souche

    Bien-sûr, avec 1% d'intentions de vote dans les sondages, il n'est pas garanti qu'on joue pour lui le "Hail to the Chief" bientôt. Quoique, si les primaires de 2004 nous appris quelque chose, c'est que rien n'est fixé dans le béton dans ces primaires américaines. Au premier débat, il a déjà impressionné en ayant pas la langue dans sa poche. Mais cela rend les primaires démocrates encore plus intéressantes et diversifiées, avec comme candidats: une femme, un noir, un hispanique (Bill Richardson), un Croate (et Irlandais) américain (Dennis Kucinich) et un Québécois américain. Mais aussi, comme Gravel le souligne lui-même, sa présence dans la course peut être utile même s'il n'est pas le gagnant.

    Bonne chance!


    Note:
    * Le titre de ce billet reprend la phrase célèbre débutant toute cérémonie du State of the Union Address: "Ladies and gentlemen, the President of the United States"

    Ressources générales:
    * Site officiel de la campagne présidentielle de Mike Gravel
    * Canal YouTube officiel de Mike Gravel
    * Page mySpace de Mike Gravel (y'est t'y pas branché, le gars!)
    * Généalogie de Mike Gravel
    * Un fils de Québécois à la Maison-Blanche? sur le blogue de Richard Hétu
    * National Initiative For Democracy

    Ressource sur le Wikipédia francophone:
    * Mike Gravel
    * Élection présidentielle des États-Unis d'Amérique de 2008
    * Filibuster
    * Démocratie directe

    Resources sur le Wikipédia anglophone:
    * Mike Gravel
    * Élection présidentielle des États-Unis d'Amérique de 2008
    * Primaires présidentielles du Parti démocrate américain de 2008
    * Campagne présidentielle de 2008 de Mike Gravel
    * Positions politiques de Mike Gravel
    * Single-Payer Health Care
    Don't Ask, Don't Tell
    * FairTax
    * Hail to the Chief

    April 26

    Sarko Tango

    Après avoir appliqué des citations de Ségo à la politique québécoise, voici Sarko qui fait remarquer quelque chose d'important sur le Québec, littéralement. Je cite.
    Le Québec, c'est une grande démocratie. La France, c'est plus qu'une démocratie: c'est une république. - Nicolas Sarkozy à TV5, répondant à Christian Rioux, journaliste correspondant à Paris du journal montréalais Le Devoir.
    Au delà de la presque-insulte enrobée de sucre, d'un style typiquement sarkozien, ses réponses ont rappelé certaines choses importantes.
     
    D'abord, il parlait des valeurs républicaines à faire connaître aux immigrants. L'ADQ pourrait remarquer, elle qui a un discours quelque peu sarkozy-sant elle-même autour des accommodements raisonnables, que c'est la république indépendante qui permet d'établir les règles communes de vivre ensemble.
     
    Mais aussi, et surtout, il faut reconnaître que: oui, faire la république, faire la souveraineté du peuple comme l'ont fait les français, apporte beaucoup plus, apporte quelque chose de beaucoup plus grand, que "l'ordre et le bon gouvernement" de la monarchie constitutionnelle canadienne.
     

     
    Ressource: 
    * Entrevue à TV5 avec Nicolas Sarkozy, première partie sur Dailymotion (à 19 minutes 0 secondes)

    Le vrai Sarkozy

    Vous avez entendu parlé du dossier noir sur Nicolas Sarkozy dans le magazine français Marianne? J'ai, comme d'autres, tenté de me le procurer pour constater que toutes les copies étaient écoulés, emportées par la vague du-dit "buzz" médiatique. 300 000 exemplaires se seraient envolées en France. Eh bien...
    Bienvenue.
     

     
    Ressource:
    * Marianne (revue) sur Wikipédia

    Bayrou Superstar

    Ainsi, tous désirent l'appui de François Bayrou...

     


    Ressources:
    * François Bayrou sur Wikipédia
    * Podium (film) sur Wikipédia

    April 25

    L'état, c'est pas moi; mais j'ai mes idées...

    Le "Comte de Paris", vous connaissez? Le "Duc de France"? Et si je disais "Henri d'Orléans"...
     
    Les grandes dents qui ont passé récemment à "On est pas couché", la pâle copie de remplacement pour le "Tout le monde en parle" français...
     
    Henri d'Orléans est celui que les "orléanistes" considèrent comme étant successeur légitime des rois de France et de Navarre. Ils le nommeraient "Henri VII". Ils s'opposent aux "légitimistes" (neutre, comme nom), qui privilégient la lignée des Bourbon avec Louis de Bourbon, Duc d'Anjou.
     
    Vous avez bien compris, Québécois. Nous, on tente de se débarasser d'une royauté; les Français en ont deux dans les pattes. ...c'est comme si, après la démission un brin forcé de Jean-Louis Roux du poste de Gouverneur général du Canada, deux mouvances royalistes... gouverneur-généralistes s'étaient créées. Nous aurions aujourd'hui les rouxois-légitimistes prétendant le vol du trône par l'infâme usurpatrice Michaëlle Jean ("Michaëlle 1ère", bien-sûr).
     
    Si Henri laisse des gens se complaire dans des véléitées de retour non seulement de la monarchie, mais de "la bonne", dans la République hexagonale, il pourrait au moins s'abstenir de venir nous dire quoi faire de nos votes. Or, sur son site officiel, on peut lire...

    Dernière minute

    EMISSION TV du 5 février 2007 sur TF1
    "J'ai une question à vous poser"

    Monsieur Nicolas Sarkosy, Ministre d'Etat et Ministre de l'Intérieur, a répondu au coeur des Français durant deux heures. Son discours fut simple et lumineux, émaillé d'anecdotes d'humour et de sérieux. On sent que Monsieur Sarkosy aime la France.

    Une dernière minute du 5 janvier, quand même. Nous sommes donc à la 113 760e dernière minute depuis. Dernière minute de la démocratie républicaine? Allons, la Reine Elizabeth II ne se pâme pas devant David Cameron. Publiquement, du moins. Malgré qu'elle doit le trouver beaucoup trop gauchiste pour elle.
     
    Michel Rocard disait à l'émission québécoise Désautels qu'il était incertain que Sarkozy était républicain. Voilà une raison de plus de s'inquiéter!
     

     
    Note:
    * Louis XIV est celui qui a prononcé la phrase "L'état, c'est moi!".
     
    Référence:
     
    Ressources sur Wikipédia:

    Bayrou Boogie

    Dans sa campagne présidentielle, Ségolène Royal a livré à des adversaires comme François Bayrou sa façon de penser. Ses leçons peuvent instruire les politiciens d'ici.
     
    M. Mario Dumont!
    "Il est assis entre deux chaises. Je ne sais pas si vous avez essayé de rester assis entre deux chaises, ce n'est pas très confortable." "C'est une forme d'imposture."
    M. André Boisclair!
    "La politique n'a rien à gagner dans le ramolissement des identités politiques."
    Écoutez!
    April 24

    La course

    Élections présidentielles françaises. Citation de TF1.
    L'écart se resserre entre Sarkozy et Royal

    Selon TNS-Sofres pour LCI, le candidat UMP remporterait le second tour avec 51% des voix contre 49% à sa rivale socialiste.
    L'enquête précédente, réalisée avant le premier tour, donnait un score de 53-47. - le 24/04/2007 - 18h26

    Nicolas Sarkozy recueillerait 51% des voix au second tour de la présidentielle et Ségolène Royal 49%, selon le premier sondage TNS-Sofres pour RTL, Le Figaro et LCI réalisé après le premier tour et publié mardis oir.

    Depuis la mi-janvier et l'investiture de Nicolas Sarkozy par l'UMP, il s'agit seulement de la seconde enquête publiée par TNS-Sofres à donner un écart aussi faible entre les deux candidats. Après être monté à 55-45 à la mi-janvier, l'avantage de Nicolas était ainsi déjà descendu à 51-49 le 17 avril, avant de remonter à 53-47 le 19 avril, pour le dernier sondage réalisé avant le premier tour.

    Un chiffre attendu : celui du report des voix des électeurs de François Bayrou (18,57%). Seulement 25% choisiraient Nicolas Sarkozy contre 46% pour Ségolène Royal, les autres (29%) préférant l'abstention.

    Intéressant! Et les résultats du sondage sont à l'intérique de la marge d'erreur.
     
    Il y a déjà des mois que j'ai prédit la victoire de Sarkozy contre Royal, comme je l'avais fait (quel sage je suis!) pour Bush contre Kerry. Prédire le vote populaire des pays étrangers, avec perçante clairvoyance: je fais ça moi. Si si.
     
    Verdict commun: côte insurmontable; impossibilité de gagner la bataille de l'image. Et, je fus aussi influencé un simple abasourdissement de gauchiste en ce monde droitisant (et d'indépendantiste et de fidèle à bien d'autres convictions balayées par la démago). La-dite "providence" pourrait me faire mentir et me ravir mon titre d'analyste politique sagace. /:-. Il faut maintenant surveiller de très près ce que fera François Bayrou, la "troisième voie" française.
     
    Bayrou n'a pas pu "passer un Dumont" aux Français, c'est à dire faire comme la "troisième voie" québécoise de Mario Dumont et l'ADQ et damer le pion au deuxième-premier parti. Mais il dispose d'un Pouvoir Majeur, alors que l'écart est si mince. Il doit annoncer mercredi le 24 avril à qui va son appui, s'il va à quiconque. En effet, on verrait bien un politicien se plaisant à être différent à laisser les gens dans l'ombre en ne donnant aucune préférence, se contentant plutôt d'une "confiance au peuple français, qui est si bon, si bien, si beau", ou quelque chose du genre. De plus, Bayrou a eu un discours progressiste à certains égard, pendant la campagne, mais son parti a tout de même une tradition un peu plus au centre-droit. Nous verrons bien.
     
    J'invite tous les Québécois et autres personnes de l'extérieur de la France à s'intéresser à cette élections. Parce que les Français sont les doux cousins des Québécois? Bah, ça ne l'empêche pas. Mais surtout parce que le sort de chaque part de l'humanité et de chacun de ses individus est important. Chaque individu est le plus important de tous!
     

     
    Référence:
    April 17

    Les voies du Seigneur sont insupportables

    J'écoutais hier avant-midi la radio de la radio (de la radio) de Radio-Canada comme je le fais souvent à ces heures quand j'en ai l'occasion. À Christiane Charette, une capsule portait sur les émissions télévisées québécoises qui se déroulent peu souvent en région. Je me suis dit: tiens, ça va alimenter un billet que je comptais écrire.
     
    Ensuite, Christiane Charette (la personne cette fois, au micro, pas le titre de l'émission) a mentionné au passage une histoire de tirs à une école américaine... 1 mort... Hum. Triste à dire, mais ce n'est presque plus une surprise.
     
    L'émission a continué, ma journée aussi. Le bulletin de nouvelle a parlé du 100e anniversaire de la naissance d'Armand Bombardier puis, on annonça que la tribune téléphonique Maisonneuve en Direct, Maisonneuve en moins (la personne, encore), parlerait du mauvais temps de ce printemps au Québec, la neige, et comment cela affectait les auditeurs.
     
    Soupirant, je me suis dit: Slow news day! Pas grand nouvelles aujourd'hui. J'ai fait autre chose.
     
    Puis...
     
    Me portant vers la télévision, j'ai vu CNN qui semblait avoir des "Breaking News", mais je ne m'y suis pas attardé tout de suite. Ce sont les chaînes québécoises de télé et de radio qui m'ont appris: le chiffre 1 s'était transformé en... 22. J'ai d'abord cru à une erreur, mais non. Et, plus tard, 22 (et 23) est devenu 33.
     
    C'est une grande tragédie pour les victimes. Et pour la famille. Et pour les proches. Et pour les étudiants, et ceux qui travaillent à l'université Virginia Tech.
     
    Et voilà le président George W. Bush qui demande le réconfort à un "loving God", un Dieu aimant. C'est quelque chose qu'on puisse voir cela et imaginer Dieu qui se retourne et réconforte les souffrants. Si l'au-delà fonctionne de la sorte, on a affaire à un Dieu sadique, qui, à chaque fois qu'il torture, retourne charmer sa proie pour mieux la garder en ses griffes, mieux abaisser ses défenses pour blesser plus profondément. Les voies du Seigneur sont insupportables.
     
    Et, pour aller encore à contre-courant, je dois parler d'une autre chose. On dira de cette "folie", celle qui s'est déferlée en Virginie hier, qu'elle est "inhumaine". Elle est pourtant le contraire, car en chaque humain réside la "pulsion de mort", "Thanatos", comme on dit en psychanalyse. "Todestrieb", dans la langue de Freud. En langage plus biologique, nous sommes des animaux, investis de l'instinct du chasseur. Ces forces, que l'humain a progressivement civilisé, lorsqu'exercées au sein d'un être équilibré, peuvent être positives. Lorsque l'être connaît un déséquilibre, il y a danger.
     
    Alors, il me semble que, en de tels moments, il faut résister à se satisfaire des "je ne comprends pas comment" lancé presque avec fierté. Celle qui dissocient la personne qui parle, et l'humanité en général, de l'acte en question. Cette phrase dit: cet acte est si affreux que je ne peux accepter qu'il puisse faire partie de l'humanité (donc de moi) et par conséquent, je nous en sépare. Je peux sans hésitation comprendre cette réaction instinctive, au début, mais il faut aller au delà de celle-ci. La compréhension nous sauvera. La compassion nous sauvera.
     
    On constate que ce type de drame se produit plus souvent aux États-Unis d'Amérique. On connaît aux États-Unis les règles pas assez solides de contrôle collectif des armes à feu. On connaît aussi une société divisée entre riches et pauvres, inclus et exclus.
     
    Ainsi, pour prévenir ces drames, un contrôle librement collectif de notre société s'impose, notamment en ce qui a trait aux armes. Des ressources en santé mentales accessibles et de qualité, aussi. Mais aussi et surtout, une attitude de la part de chacun d'entre nous. Un refus de l'individualisme exclusif. Une quête de la compréhension. Une compassion radicale.
     
    Je dis: aidez les autres. Souriez un peu plus aux étrangers. À chacun de vos sourires, pensez aux répercutions positives massives par effet domino. Soyez indulgents. Questionnez vos désirs de vengeance. Cultivez l'amour de tous, prince ou vermine, dans votre coeur. Ça n'adoucira pas seulement les gens que vous rencontrez directement, mais, par "effet papillon",* ça adoucira toute la société, dans laquelle il fera davantage bon vivre.
     

     
    Note:
    * Voir les articles Effet papillon et Théorie du chaos sur Wikipédia
     
    Ressources:
    * Tuerie de l'Université de la Virginia Tech sur Wikipédia (que j'ai moi-même traduit de l'anglais)
    Pulsion de mort sur Wikipédia
    April 15

    Caviar gauche

    Des enfants crèvent, tombent comme des mouches en Afrique, on voit la pauvreté faire des malheurs non seulement dans les pays sous-développés mais également à travers les pays pourtant riches et les richesses se concentrent de plus en plus entre les mains de peu de gens.
     
    Voilà ce à quoi je n'ai pu m'empêcher de penser alors qu'à la SRC, l'émission 5 sur 5 montrait de bonnes gens dans un coffre-fort de verre épais discourir et déguster nonchalamment du caviar à plusieurs milliers de dollars.
    * Le caviar, première partie à l'émission 5 sur 5
    * Le caviar, deuxième partie à l'émission 5 sur 5
    Tout ça d'une industrie qui a en plus fait des torts irréfléchis à notre biodiversité. M'enfin, je comprends le goût pour les choses raffinées. Mais il y a une limite au delà de laquelle on entre dans l'indécence.

    Sniff sniff, la suite

    Un petit mot pour souligner que Keith Richards aurait prétendu avoir fait une blague quand il avait dit avoir "sniffé son père".
     
    Donc, maintenant, le plus évocateur et frappant de cette histoire est: qu'on l'a cru car avec Keith Richards, c'était crédible.
    April 12

    De blanc et blues

    À Montréal, le journal Métro (après le moyen de transport et l'épicerie) est un journal gratuit distribué dans les métros (le métro dans le métro près du métro). Il fait partie de cette chaîne suédoise présente au quatre coins du monde. Il n'est pas, disons-le comme cela, réputé pour ses articles de fond. Mais, ma parole, semble-t-il qu'on peut y trouver des choses intéressantes parfois. Aujourd'hui, on a droit à un petit scoop politique.
    Louise Beaudoin s’éloigne du PQ
     
    POLITIQUE. Quelque deux semaines après la déconfiture du Parti québécois (PQ), Louise Beaudoin ne se sent plus aussi proche de son parti.
     
    «Je m’éloigne de plus en plus du PQ», a déclaré l’exministre péquiste en entrevue au journal Métro, hier. Mme Beaudoin a toutefois refusé de dire s’il y aura un jour rupture entre elle et le parti. Elle a également nié qu’elle s’éloignait de la formation pour se rapprocher d’une autre.
     
    «Le PQ a fait des erreurs», a affirmé Mme Beaudoin, qui cite, entre autres, cette manie de changer de chef trop souvent. «On doit discuter pour savoir ce que l’on veut», a-t-elle ajouté.
     
    Louise Beaudoin ne s’est pas non plus prononcée sur une éventuelle disparition du parti souverainiste. Elle a cependant précisé qu’il ne fallait pas que le PQ se positionne trop à droite s’il ne veut pas se marginaliser et «laisser l’ADQ s’enraciner».
     
    «Le PQ devrait occuper le centre gauche, a-t-elle poursuivi. Mais on doit se questionner sur ce qu’est ce centre gauche. On doit aussi dire pourquoi on veut un pays et non pourquoi on veut un référendum.»
     
    Mme Beaudoin a confié être «très bien». «Comme je ne suis pas inspirée par le PQ, je fais d’autres choses qui me plaisent.» Elle donne un cours de francophonie internationale à l’UQAM, «un cours qui était donné au Liban et au Viêtnam, mais pas au Québec», a-t-elle précisé. Elle prépare aussi un livre hommage pour les 20 ans de la mort de René Lévesque qui sera publié en septembre.
    Louise Beaudoin est l'une des ancienne ministres péquistes les plus admirables de l'histoire de ce parti. Quand elle parle, ça porte. Toutefois, avec le chef qu'on a, si Mme. Beaudoin ne veut pas de virage à droite, je ne suis pas convaincu qu'elle n'aura pas à joindre le rang des "changeurs de chef". Dommage, quel dommage qu'elle ne soit pas intéressée par le poste... Lui ayant déjà demandé, je sais que ça ne "l'intéresse absolument pas".
     
    Je respecte sa sortie publique. Comme j'ai respecté les critiques de Bernard Landry envers Monsieur Boisclair. C'est à coups de franchise qu'on abattra le cynisme, frein au progrès et à la démocratie. Sa sortie sur le péril pour la langue française au Québec d'aujourd'hui fut un autre bon coup qui devrait inspirer la direction actuelle du parti. Et elle n'est pas la seule indépendantiste à se dire déçue. François Parenteau, du groupe d'humour politique Les Zapartistes écrit son mal dans sa chronique du Voir.

    Pour ma part, j'ai envie de prendre un break de l'opposition perpétuelle. Y'en a marre de la marge. J'ai été un fan du Manic, des Nordiques et des Expos (crisse que je m'ennuie du baseball!). Ça m'a fait pas mal de deuils au fil des dernières décennies. D'ailleurs, depuis que je me suis rallié aux Canadiens, question de ne pas devenir un aigri isolé qui boude un des seuls éléments vraiment rassembleurs dont le Québec dispose, disons que j'ai l'impression que ma guigne de partisan m'a suivi. Et aux dernières élections, j'ai eu le sentiment que le même sort attendait peut-être (peut-être!) l'option politique qui m'inspire le plus...

    C'est épuisant à la longue. J'ai envie de comprendre. De me mettre au diapason de la démocratie québécoise. Je suspends donc temporairement mes convictions. Je ne les abandonne pas, je les laisse simplement au vestiaire, le temps d'en essayer d'autres. Je serai en quelque sorte un voyageur idéologique.

    Tenez, par exemple. Après le show électoral des Zapartistes, je suis allé manger chez McDonald. Il y en avait d'encore ouverts à cette heure tardive sur mon chemin et j'avais faim. Mais j'avais aussi envie de comprendre. Une majorité du Québec francophone venait de voter pour l'ADQ. Or, une majorité de gens mangent régulièrement chez McDonald. Il n'y a que les gauchistes-granos-élitistes (typiquement Québec solidaire...) pour bouder les arches graisseuses. Eh bien j'ai décidé que je franchirais plus souvent la frontière. Je vais regarder Le Banquier, je vais écouter du Céline Dion. Je vais sincèrement tenter d'y trouver du plaisir, de saisir l'esthétique, la vibe. Et si un résident d'Adéquie veut m'inviter à faire une ride de 4 x 4, j'irai volontiers faire un tour, et ce ne sera pas pour se crêper le chignon mais pour avoir du gros fun sale.

    Et y'a Patrick "pur et dur" Bourgeois, pas le chanteur des BB, mais le gars du journal le Québécois. Écouter l'émission Parlons politique à Québec-Radio ces temps-ci n'est pas rassurant!
    Mais il y a de l'espoir. Des raisons existent pour cette partielle défection des électeurs pour l'indépendance et la liberté collective de la nation. Elle n'ont pas toutes été causées par le seul PQ. J'espère pouvoir revenir là-dessus bientôt.
     

     
    Références:
    * Louise Beaudoin s’éloigne du PQ dans le journal Métro de Montréal
    * J'essaie de comprendre par François Parenteau dans Le Voir
     
    Ressources sur Wikipédia:
     
    April 10

    Vox Blog: Vous, moi, nous

    Pour moi, le net a le beau et puissant potentiel de la collaboration et de la communication. Je le vis entre autres par mon travail sur Wikipédia. Le blogue peut aussi être un forum de communication à deux sens.
     
    Pour cela, mes très chères lectrices et mes très chers lecteurs, il faut que vous m'écriviez! Je parle à toi, oui toi qui lis ces lignes en ce moment même. Vois: de mes mots, je t'interpelle. Que penses-tu de mon blogue? Que penses-tu des sujets que j'y ai discuté? Quel fut ton billet favori? Que pourrais-je améliorer? As-tu un sujet sur lequel tu aimerais lire mon très humble opinion? As-tu une question à me poser?
     
    Tu as maintenant une idée en tête. Tu ris, tu doutes de sa pertinence? Laisse-la quand même! Et, même si mon blogue a pris une tangente politique (ben, plus encore, disons) depuis la campagne québécoise, ce n'est aucunement obligé d'être lié à ce sujet.
     
    Exprime-toi, citoyen!

    Doux Shock

    Je suis actif depuis quelques temps sur YouTube. L'une de mes mission dans la vie est ce que j'appelle l'internationalisme, que je n'ai aucunement de difficulté à marier au nationalisme. En fait, l'un m'a mené à l'autre. C'est cette "mission", cette passion qui m'ammène entre autres à placer sur YouTube des vidéoclips d'artistes québécois pour les faire découvrir au monde.
     
    J'accompagne mes vidéos d'une foule d'informations non seulement en français, mais aussi en anglais et parfois, quand ça s'y prête, en d'autres langues comme l'espagnol et le catalan. Par exemple: je traduis parfois les paroles en entier. Pourquoi la musique est-elle internationale seulement lorsqu'elle est en anglais? Toutes les cultures cachent des trésors qui méritent d'être découverts.
     
    L'un des premiers vidéo que j'ai placé sur YouTube en était un du talentueux Stefie Shock, celui de la chanson "Tout le monde est triste", aux paroles bien intelligentes.
     
      
     
    J'ai découvert récemment l'outil utile ("outil utile", répetez 10 fois sans vous tromper) intégré à YouTube qui permet de connaître quels sites ont un tel vidéo sur leurs pages. J'ai récemment zyeuté les liens qui menaient vers ce vidéo. Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai découvert que l'un de ces liens venaient de rien de moins que la page myspace de Stéphane dit Stefie! Mon vidéo n'est pas le seul et, pour ce deuxième vidéo incorporé, on a même toléré au début du-dit vidéo une pub pour le blogue de la personne ayant téléchargé le clip!
     
    Il y a eu des compagnies et des artistes qui ont, dans le passé, mitraillé les actions des simples fans-citoyens en ligne sous le couvert des droits d'auteurs, alors que ces personnes aident souvent leur cause davantage qu'elle ne nuie. Shock et son équipe ont décidé de collaborer avec les citoyens-internautes et le résultat est bien meilleur. Bravo à eux. Bon, on se souviendra que Stefie faisait partie des pubs anti-mp3 d'Archambault Musique, mais ça peut être défendable. Et Stefie Shock n'est pas seul. Certaines compagnies ont compris la règle du "if you can't beat them, join them", ont vu le potentiel de collaborer plutôt que de saboter. De grandes compagnies de télévision telles que NBC, ABC et Comedy Cedntral ont commencé à diffuser elle-même sur YouTube. Et ça marche.
     
    Pour lui rendre ce qu'il mérite, je vous invite donc à visiter les sites web de Stefie Shock, aller voir un de ses spectacles, acheter un de ses disques. Et SURTOUT, partagez-le et partagez les artistes du Québec et d'ailleurs que vous estimez avec la planète!
     

     
    Ressources:

    Mon argent, mes impôts, mes tapettes

    Ah, ce qu'on peut apprendre sur les blogues! Vous avez entendu les gens, les personnalités, les commentateurs, même les politiciens dire qu'on avait voté contre André Boisclair entre autres par discrimination contre les gais. Vous avez sourcillé, vous avez douté, vous avez dit que peut-être un peu, mais sans être si déterminant.
     
    Entendu à Montréal, un blogue ayant repris le concept de Overheard in New York, publie périodiquement des choses saugrenues entendue dans la ville. Voici ce qu'il rapportait le jour de l'élection.

    Entendu par Marie-Claude dans une usine à Anjou :
    - Moé chu pas raciste, mais je veux pas m’faire représenter à l’international par une tapette.

    Idées pour l’avenir :
    - Moi, je pars un nouveau parti. Aux prochaines élections, je pars le parti des homophobes albaniens du Québec.
    - Albanais ! Albanais, pas Albaniens !
    - Albanais…

    Et le lendemain de l'élection.

    Entendu par Audrey au Orange Julep, sur Décarie, deux femmes parlent du PQ, à moins de 24 heures de l’élection :

    -Moi je pense que je vais voter pour Boisclair.
    -Ben voyons dont ! Tu vas pas aller voter pour une tapette ?
    -Justement, c’t'une tapette, y nous fera pas payer des impôts pour les garderies à 7 piastres !

    ...

    Je vous rappelle que c'est Entendu à Montréal, non Entendu à Hérouxville.

    Une méthode trèèèès scientifique de sonder la population que constitue Entendu à Montréal, je le sais! Mais, est-ce mieux que les sondages, où le répondant n'ose pas avouer au sondeur ce qu'il n'ose peut-être pas s'avouer à lui-même? Alors donc, si on examine le dernier exemple, voilà que sortent certaines choses que certains électeurs recherchent en politique. Les impôts bas (au détriment du mieux-être collectif), les intérêt individuels (idem) et le confort du cocon de ce qui ressemble à soi (au détriment de la différence; le même égocentrisme, en somme). Je, me, moi. Ajoutons à cela une méconnaissance des enjeux: le Parti Québécois s'étaient engagé à assurer une expansion des places en CPE, tout en garantissant le maintien du tarif à 7 dollars, pas plus, pas moins. Même si la deuxième interlocutrice faisait une boutade, ça nous met sur des pistes...

    Winston Churchill disait que le meilleur argument contre la démocratie est une discussion de dix minutes avec un électeur moyen.

    Il a toutefois dit, aussi, que la démocratie était le moins pire des système.

    Finalement, comme cerise pour le sundae.

    Entendu par Marie-Josée dans le stationnement du Home Depot, rue St-Laurent :
    - Je suis ni pour ni contre Charest, bien au contraire.

    Michel C. Auger n'aurait pas mieux résumé l'élection.


    Références:
    * Édition spéciale «Élections 2007» sur Entendu à Montréal
    * Notre spécial «Élections 2007» se poursuit… sur Entendu à Montréal

    Ressources générales:
    * Entendu à Montréal
    * Entendu à Québec
    * Entendu à Paris
    * Overheard in New York

    Ressource sur Wikipédia:
    * Overheard in New York (en anglais)
    * Homophobie

    April 04

    Les peoples, c'est la planche

    Au dernières élections du Québec, certaines personnes connues du public se sont prononcées pour certains partis. Le Parti Québécois a reçu par exemple l'appui de Louise Marleau, Audrey Benoit, Réjean Thomas, Catherine Proulx, Julien Poulin, Lucie Laurier, Gilbert Sicotte, Alain Zouvi, Kevin Parent, Michel Rivard, Gilles Vigneault, Guy Bouthillier et... Ricky Dee (woooow). Toute du ben beau monde. Québec solidaire a reçu entre autres l'appui de Laure Waridel, Paul Ahmarani, Yves Lambert, Luck Mervil et Christian Vanasse. Tout aussi impressionnant pour un plus petit parti. Le Parti libéral et l'Action démocratique ont reçu l'appui de... deee.... bon sang, où sont-ils, leurs électeurs?
     
    J'ai déjà eu la réflexion que le PLQ, c'est comme Céline Dion. Personne avoue en acheter/voter pour eux, mais quand les chiffres sortent: su'prise!!! En ce qui concerne l'ADQ, toutes leurs célébrités étaient candidats, semble-t-il: l'animateur chasse et pêche, l'écrivain de prose érotique... Ah! Et la prise du siècle: Stéphane Gendron. On cherchait à l'ADQ à dissiper la réputation de démagogie, sans doute. On sait que Gendron est un ancien péquiste et qu'il a tenté de tordre les faits en prédendant qu'André Boisclair lui-même l'aurait approché pour se présenter. On se demande s'il s'est débarasé de sa carte en la brûlant devant son 'camcorder'...
     
    En France, les célébrités y "vont aux toasts", elles se prononcent. Mais attention, attention, en France, on appelle point cela des célébrités, on appelle ça des "PEEEEOPLLLLES". Il faut bien s'adapter à la langue nationale officielle: la langue franglaise. Parmi les-dits people, je sais que Renaud, comme on s'y attendait, ne porte pas Môsieur Sarkozy dans son coeur. Il votera Ségo... au deuxième tour (2002, anyone?). Aussi, le curieux Bernard Tapie, ancien ministre de Mitterand, soutient Sarkozy. Le site internet de LCI nous apprend davantage sur les liens entre les politiques et les... (hum hum)... peeeeeeoplllllles. Voici quelques exemples.

    Ségolène Royal:
       Diam's, Jeanne Moreau, Emmanuelle Béart, Carole Bouquet, Charles Berling, Michel Piccoli, Jamel Debbouze, etc.

    Nicolas Sarkozy:

       Jean Reno, Christian Clavier, Alain Delon, Richard Virenque (on lui aurait menti? ...cherchez pas à comprendre si vous connaissez pas les Guignols de l'info), Roger Hanin (l'ancien beau-frère de François Mitterrand!), André Glucksmann (un ex-maoïste!), Alain Finkielkraut et surtout Johnny Halliday et Doc Gynéco. Et cetera.
       Au sujet de ce dernier, je savour particulièrment la citation suivante: "le rappeur Doc Gyneco qui dresse un portrait élogieux du candidat dans son dernier livre ‘Les grands esprits se rencontrent'". ...pas de commentaire. Mais ma parole, pour un humble Québécois, combien il est curieux de voir des célébrités qui s'affichent ouvertement pour la droite sans être à la tête de Power Corporation ou du Conseil du patronnat...
     
    François Bayrou:
       Vincent Lindon, François Berléand, Richard Boringer, Patrick Sébastien. Ce que LCI appelle de "timides appuis". (!) De timides appuis qui, comme pour l'Action démocratique du Québec, notre propre soi-disante "troisième voie", peuvent surprendre!
     
    Jean-Marie Le Pen (nul autre):
       Rost (rappeur), Patrice Nouma (chanteur "qui vient de sortir un album 'Si tu n'aimes pas la France, sors de la France'"). Ahmed Moualek (intellectuel) et Alain Soral (écrivain moraliste, et, oui, ancien communiste!; décidément...).
       Attention toutefois: Rost, selon ce que j'ai compris ailleurs, semble avoir dit en boutade que, si l'on se retrouve au second tour avec Sarkozy et Le Pen, il voterait Le Pen. Il faut peut-être prendre la résolution de ces appuis avec caution.
     
    José Bové:
       Thierry Henry (footballeur), Michel Onfray (philosophe), Jean Ferrat, Princess Erika, Jean-Pierre Darrousin, Anémone.
     
    Olivier Besancenot:
       Ken Loach (réalisateur anglais).
     
    Vous le constatez: les peoples, c'est la planche.
     

     
    Note:
    * Cette liste est raccourcie en ce qui concerne les deux candidats aux plus grand nombre d'appui. Sont gardés les personnalités mieux connues des Québécois et du monde extérieur. Lisez l'article original pour la liste complète.
     
    Référence:
     
    Ressource:
    * Vidéo de Ken Loach accordant son appui à Besancenot sur le site internet officiel d'Olivier Besancenot

    Sniff sniff

    Agence France-Presse nous apprend:

    Keith Richards, le guitariste des Rolling Stones, connu pour son usage de substances prohibées, a révélé mardi qu'il avait été jusqu'à «sniffer» les cendres de son propre père.

    «La chose la plus étrange que j'ai jamais essayé de sniffer? Mon père, j'ai sniffé mon père», a-t-il déclaré au magazine britannique New Musical Express (NME).

    «Il avait été incinéré et je n'ai pas pu résister à le mélanger avec un petit peu de coke», a-t-il raconté. «Mon père s'en serait foutu, il en avait rien à faire.»

    «C'est descendu assez bien et je suis encore en vie», a-t-il ajouté.

    .....................que dire?!
     

     

    Citation du jour: Les esclaves

    Le Centre communautaire Ben Weider fut victime d'un attentat à la bombe aujourd'hui. Il se trouve à Montréal, dans mon quartier de Côte-des-Neiges. Le chef du NPD Jack Layton a émit ce communiqué.
    Les incidents antisémites au Canada sont à la hausse. Il est d’autant plus douloureux que cet événement est survenu pendant la Pâque. Je suis attristé aujourd’hui de constater que certaines personnes au sein de notre société sont toujours des esclaves de leur propre haine, mais j’espère que nous pouvons nous libérer de cette haine destructrice.

     
    Référence:
     
    Ressource:

    Tour d'observation - Machine à langue de bois: Sans critique...

    Ce soir, au Téléjournal de la SRC, Pierre Duchesne grillait Monsieur Bernard Landry au sujet des critiques qu'il adressa envers M. Boisclair avant les élections.
    Duchesne: Lorsqu'on parle au grand public, à la population, y'en a beaucoup qui nous disent: Ouais, monsieur Boisclair a pas fait une bonne performance, mais Monsieur Landry l'a pas aidé beaucoup au début [...]
     
    Landry: Ouais, mais, voyez-vous, quand je lui ai rendu hommage, mon hommage était plus crédible. Parce qu'il n'y a pas de compliment crédible si on n'a pas la liberté de faire des critiques aussi. Et ces critiques, ça m'a fait de la peine de les faire, et je les croyais nécessaire.
    Je suis rappellé alors... 
    Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. - Beaumarchais
    Je comprends que Monsieur Duchesne le demande, surtout si des citoyens lui ont fait ce type de remarque. Ça a donné l'opportunité à Monsieur Landry de donner cette réponse tout à fait appropriée. Mais quand les journalistes en général s'acharnent sur une telle histoire en détournant la chose vers l'interprétation d'un manque de cohésion péquiste, ou quand les citoyens en font une question centrale, on encourage la langue de bois et l'érosion de la démocratie. Je le répète: politiques, médias, citoyens, nous sommes tous responsables de l'état du language et du fonctionnement politique dans nos sociétés.
     
    Monsieur Landry a dit ce qu'il pensait. La langue de bois aurait été de dire: notre chef ne connaît aucune dissension, il est le meilleur pour nous conduire à la victoire, il s'y prend de la bonne façon. Nous savons combien le peuple a la nausée de ce discours fabriqué, coulé dans le déni et l'aveuglement stratégique.
     
    Mais aussi, Monsieur Landry a fait ce qu'il a dit qu'il ferait depuis toujours: il place pays avant parti, parti avant lui. On lui a encore tombé dessus pour avoir été franc. Il connaissait ce risque. Mais il a senti le besoin imminent d'un électrochoc. Si Landry n'avait pas agit selon sa conscience, nous n'aurions probablement pas vu le redressement surprenant (pour moi en premier) de la démarche de Monsieur Boisclair durant la campagne; nous n'aurions pas entendu tous les analystes et bien des citoyens commenter qu'il avait fait une "très bonne campagne".
     
    Si l'on tape sur les politiques qui donnent le fond de leur pensée, qui sont francs, la prochaine fois, par instinct humain de survie, ils s'abstiendront. Et nous alimenteront nous mêmes, électeurs, la machine à langue de bois, la source de nos complaintes.
     
    J'espère aussi, avec ce billet, combattre la langue de bois. Notre langue de bois, nous les électeurs, est de dire que tout en politique est de la sinistre merde. J'admire des politiques (en ai-je encore le droit?), et j'admire ce que Bernard Landry a dit aujourd'hui. Si j'estime qu'il mérite des critiques, je les ferai, mais je ne me forcerai pas pour autant à trucider mon idéalisme, ma foi, pour abdiquer au Cynisme, maître de notre époque. Je tenterai d'être fidèle à mes pensée, comme les politiciens devraient le faire.
     

     
    * Entrevue avec Bernard Landry sur le site internet de la SRC
    April 03

    Mario du Non

    Le chef de l'Action démocratique du Québec a tenu aujourd'hui à adresser ce message de remerciement à tous les souverainistes ayant voté pour lui.
     
    Je
    n'ai
    jamais
    cru
    à la
    séparation du
    Québec
     
    - Mario Dumont
     
    Ce sont des mots simples, des mots que les gens comprennent, des mots de "vrai monde".
     
    En 1995, quand il a demandé son moratoire de 10 ans (qu'il alonge chaque année depuis 2005, semble-t-il), on a pas compris. En 2002, quand il a levé la main du serment devant le drapeau canadien à Toronto pour promettre la fin du combat identitaire québécois, on a pas compris. Quand, en 2007, il a dit qu'il n'aiderait pas à faire un référendum, malgré les crime démocratique que promet le rapport sur Option Canada, on a pas compris. Et je souligne qu'avant 2003, il avait fait une déclaration semblable à celle citée ci-haut qui passa relativement inaperçue.
     
    S'il pense ce qu'il dit, il est un fédéraliste adversaire de la libération nationale. S'il adopte ce discours selon le vent qui souffle, c'est un homme qui suit la vague. Or, un chef d'état (surtout au sujet de l'avencement du statut national d'un état) a du leadership, il propose, il va de l'avant et au devant.
     
    Maintenant, peut-être comprendra-t-on. Que cet homme n'est pas un allié de la souveraineté.
     

     
    * Dumont dit n'avoir jamais cru à la souveraineté sur le site internet de la SRC